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Le PM turc et Obama discutent du conflit syrien à la Maison-Blanche

16/05/2013 05:46 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a déclaré jeudi que les États-Unis et la Turquie continueraient de faire monter la pression pour chasser du pouvoir le président syrien Bachar el-Assad, concédant toutefois qu'il n'y avait pas de «formule magique» pour faire cesser la violence.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à la Maison-Blanche, M. Obama a affirmé que la seule façon de mettre fin à la crise syrienne était que le président el-Assad cède le pouvoir à un gouvernement de transition.

Le président américain a soutenu que les États-Unis et la Turquie étaient d'accord que el-Assad devait partir.

M. Erdogan a quant à lui souligné que la Turquie et les États-Unis partageaient certains objectifs par rapport à la Syrie.

Aucun des deux leaders n'a toutefois mentionné que la Turquie et les États-Unis ont des divergences d'opinion importantes quant à la façon de composer avec la guerre civile sanglante en Syrie, et M. Erdogan n'a pas directement répondu lorsqu'on l'a questionné sur ce qu'il attendait du président Obama concernant la Syrie.

M. Obama a souligné que les États-Unis ne pouvaient agir seuls pour ramener la paix en Syrie et qu'ils avaient besoin de la coopération de leurs alliés internationaux.

La visite de M. Erdogan à Washington survient seulement deux jours après que deux attentats à la voiture piégée en Syrie eurent fait des dizaines de morts dans l'attaque terroriste la plus meurtrière des trois dernières années en Turquie.

Les autorités turques ont accusé les services de renseignement syriens d'être responsables, et M. Erdogan a appelé à des mesures plus agressives pour renverser le gouvernement syrien.

M. Obama a condamné les attaques et a offert ses condoléances à la Turquie, mais son administration demeure réticente à prendre le genre de mesures qu'Ankara voudrait voir, comme de mettre en place une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie.

Par ailleurs, les États-Unis ont ajouté jeudi quatre ministres du gouvernement syrien ainsi que le leader d'un groupe lié à al-Qaeda et qui combat le régime à une liste noire de terroristes.

Le geste illustre la double mission des États-Unis en Syrie: chasser Bachar el-Assad du pouvoir tout en empêchant les extrémistes de reprendre le pouvoir.

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