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Lancement de l'album The Season: la magie de Socalled

16/05/2013 10:55 EDT | Actualisé 16/05/2013 10:55 EDT
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TO GO WITH AFP STORY CANADA-MUSIC-ENTERTAINMENT-JUDAISM by Michel Viatteau (FILES) This December 3, 2009 file photo shows US DJ Josh Dolgin, alias Socalled performing during the second day of Transmusicales 31st edition in Rennes, western France. Frankly, there is nothing so unusual about being a Jewish cowboy,' begins a music video for 'You Are Never Alone,' by Josh Dolgin, also known as Socalled, so far viewed online by 2.5 million people. Maybe. But there is also nothing ordinary about the Montreal disc jockey, rapper, pianist, accordion player, guitarist, magician and pioneer of Klezmerfunk -- a blend of the music of Ashkenazi Jews of Eastern Europe often played at weddings and contemporary electronic music. (His grandparents moved to Canada from the Ukraine, Romania and Russia.) AFP PHOTO CYRIL FOLLIOT (Photo credit should read CYRIL FOLLIOT/AFP/Getty Images)

L’avenue du Parc s’est transformée en Broadway et le Rialto en un joyeux théâtre de marionnettes mercredi soir pour le lancement du plus récent album de Socalled, The Season.

Présenté une seule et unique fois auparavant, dans le cadre de Pop Montréal 2011, The Season est une comédie musicale indie à la saveur du Mile-End d’aujourd’hui. Composée par Josh «Socalled» Dolgin, la pièce regroupait sur scène ses acolytes Katie Moore (Tina) et Richard Ly (Bear), ainsi que plusieurs autres collaborateurs, dont Yves Lambert (le chasseur).

Une occasion spéciale, un habit spécial! Socalled, que l’on a l’habitude de voir dans des cotons ouatés et des vêtements décontractés, avait revêtu son plus beau veston noir pour faire vivre au public l’histoire d’amour de deux marionnettes, Bear, l’ourson, et Tina, la jolie bête rouge venant d’une planète lointaine. Toujours aussi chaleureux, l’artiste a rapidement entraîné la foule dans son univers loufoque.

Il est vrai que cet univers était déjanté, mais ô combien loin de ce que l’on a pu entendre de Socalled dans les dernières années. Josh Dolgin a mis de côté l’électro-klezmer et les sonorités yiddish pour laisser place à des airs plus pop, plus féériques. Des chansons tristes s’entremêlaient à de contagieux «la, la, la». La foule frappait des mains et s’exclamait à la moindre chorégraphie de marionnettes. Qui aurait cru que le baiser des deux peluches à la fin de l’histoire allait faire autant crier la foule?

«Peut-être que ça va prendre vie un jour, mais là, ce soir, on célèbre la sortie de l’album», s’est exclamé Socalled, avant de conclure sa prestation. Toujours aussi généreux avec ses fans, il s’est empressé d’aller à leur rencontre, accompagné par une marionnette, quelques minutes après avoir terminé le spectacle qui aura duré plus ou moins une heure.