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Irak: 21 morts dans des attentats à la voiture piégée et une fusillade

16/05/2013 02:51 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

BAGDAD - Des attentats à la voiture piégée ont frappé des quartiers chiites de la capitale irakienne pour la deuxième journée d'affilée, jeudi, s'inscrivant dans une série d'attaques à travers le pays qui ont tué un total de 21 personnes et fait resurgir des craintes d'un retour des violences motivées par le sectarisme.

La première déflagration a frappé un arrêt d'autobus et de taxi pendant l'heure de pointe matinale dans le quartier Sadr City de l'est de la ville. Neuf personnes ont été tuées, dont un enfant âgé de sept ans, et 16 personnes ont été blessées dans l'attaque, ont indiqué deux officiers.

Une autre voiture piégée a fait trois victimes civiles et en a blessé 14 autres à un stand de taxi dans un petit marché dans une banlieue de l'est de la ville.

Dans le district Chikok, au nord de la ville, deux civils ont été tués et 10 autres ont été blessés lorsqu'une bombe à la voiture piégée a raté une patrouille de police qui passait par là, ont expliqué deux policiers.

Dans un autre quartier au sud-ouest de la ville, des hommes armés en voiture ont ouvert le feu sur le frère d'un politicien sunnite, le tuant et blessant deux de ses gardes du corps.

Ailleurs au pays, dans la ville de Mossoul, un kamikaze a fait foncer sa voiture sur un point de contrôle militaire, tuant deux soldats et en blessant trois autres. Dans une autre partie de la ville, une voiture piégée avait blessé deux civils.

Enfin, un kamikaze a fait détonner sa ceinture d'explosifs près d'une mosquée chiite dans la ville multiethnique de Kirkuk après qu'on lui eut refusé l'accès. Quatre personnes ont été tuées et 42 autres ont été blessées. Il semblerait que l'attaquant ciblait un service funéraire à l'intérieur de la mosquée.

Le regain de violence en Irak survient à un moment de tensions grandissantes entre le gouvernement, mené par les chiites, et la minorité sunnite irakienne au sujet de ce que cette dernière décrit comme étant un traitement de seconde classe.

Le président irakien en difficulté Nouri al-Maliki a attribué les violences actuelles au sectarisme. Il a aussi indiqué que de l'incitation à ces actes pourrait venir de l'intérieur ou de l'extérieur de l'Irak.

Mercredi, des violences en Irak avaient fait 33 morts.

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