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GES: Stephen Harper estime qu'il faut miser sur la technologie

16/05/2013 03:49 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - Le réchauffement climatique ne pourra être contrôlé qu'avec une forte collaboration internationale et de solides investissements dans la technologie, mais certainement pas par des protestations sur le coin d'une rue, a lancé le premier ministre Stephen Harper, jeudi.

M. Harper a passé toute la journée à New York, où il s'est adressé à un groupe d'universitaires influents du Council on Foreign Relations, en plus de rencontrer par la suite des leaders du monde des affaires.

Alors que plusieurs dizaines de manifestants protestaient et que M. Harper devait répondre à quelques questions pointues sur la performance environnementale du Canada, le premier ministre a dû défendre son approche de réglementation dans la gestion des gaz à effet de serre (GES) comme étant la solution pour des résultats concrets.

Il a également pressé les autres pays, industrialisés ou en voie de développement, d'adopter leur propre plan dans ce dossier.

«Il ne s'agit pas seulement d'établir des cibles. Nous devons nous donner les moyens de les atteindre», a déclaré M. Harper, visiblement à l'aise devant la vaste audience.

Les manifestations dans les rues n'y changeront rien non plus, a-t-il ajouté, en référence aux militants plantés devant l'édifice et qui protestaient contre le controversé projet d'oléoduc Keystone XL.

«Ce sont-là de vrais défis, où les besoins environnementaux semblent souvent en opposition avec le développement social et économique. Et à moins que nous ne les considérions avec sérieux, nous allons continuer d'éviter le vrai problème. Je crois qu'il faut admettre que ce sont-là de vrais problèmes, avec de vraies solutions difficiles et de vrais choix difficiles à faire — et auxquels tous doivent participer —, et là nous ferons, je crois, des progrès», a déclaré M. Harper.

Le premier ministre était selon toutes apparences dans son élément, au cours de l'heure où il s'est adressé à la foule. Détendu, il a lancé quelques blagues et a offert de longues réponses analytiques aux questions qui lui ont été adressées; une attitude nettement différente de ses points de presse au Canada, contrôlés au quart de tour.

M. Harper a également soutenu que tout plaide en faveur de l'approbation par Washington — qui doit rendre sa décision dans le dossier d'ici quelques mois —, du projet d'oléoduc Keystone XL. Le projet de la société de Calgary TransCanada permettrait le transport des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'aux raffineries du golfe du Mexique.

Le premier ministre a indiqué que si le projet d'oléoduc n'était pas approuvé, le pétrole des sables bitumineux serait transporté par train, ce qui, à son avis, entraînerait des risques encore plus grands pour l'environnement.

Le séjour de M. Harper à New York avait été prévu dans le cadre d'une vaste campagne de séduction du gouvernement fédéral pour redorer la réputation internationale du Canada en matière d'environnement, à l'heure où Ottawa cherche de nouveaux marchés pour exporter le gaz et le pétrole du pays.

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