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C.-B.: un nouveau chef du NPD n'est pas la solution, selon le président du parti

16/05/2013 08:19 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

VANCOUVER - La surprenante défaite électorale des néo-démocrates en Colombie-Britannique ne devrait pas déclencher de course au leadership au sein du parti, a indiqué le président du NPD, jeudi, tandis que le chef de la formation, Adrian Dix, demeurait enfermé pour une autre journée.

Moe Sihota a soutenu que plusieurs facteurs pouvaient expliquer la déception électorale, mais qu'un nouveau leader n'était pas la solution au problème. Non seulement le NPD n'a-t-il pu former le prochain gouvernement, contrairement à ce que laissaient croire de nombreux sondages, mais a, en plus, perdu des sièges au profit du Parti libéral.

Le président du parti et ancien ministre a ajouté que ni les néo-démocrates, ni les libéraux, n'auraient pu prédire une telle issue au scrutin. M. Sihota a ajouté que contrairement au Parti libéral, personne ne prévoyait, au sein du NPD, exiger la démission de leur chef dès la défaite, en référence au 801 Club rapporté dans les médias.

Un groupe de libéraux aurait prévu demander le départ de la chef Christy Clark dès 20h01, soit une minute seulement après une éventuelle défaite.

M. Sihota a affirmé qu'à son avis, les problèmes auxquels le NPD est confronté sont plus profonds, et qu'il fallait effectuer une réflexion sur l'ensemble de ces difficultés. Il a ajouté que l'argent ne serait pas un problème si le NPD souhaitait tenir une telle course au leadership et ce, malgré une longue campagne électorale de 28 jours.

M. Dix avait pris le relais il y a deux ans, après que Carole James eut été expulsée du parti lors d'une mutinerie du parti.

«Ce n'est pas seulement une affaire de remplacement, et puis on passe au suivant», a lancé M. Sihota, ajoutant que la complaisance de certains partisans du parti figurait sans doute parmi les facteurs expliquant la défaite du NPD.

«Les gens étaient tellement certains que nous allions gagner que personne n'est allé voter. Et, à un degré moindre, je crois que la séparation d'avec les Verts a pu avoir un impact. Mais, encore une fois, je pense que notre parti, tout comme les libéraux, a sous-estimé la puissance de l'argument de la peur», a-t-il poursuivi.

Le NPD ne compte désormais que 33 sièges au Parlement, alors qu'il en détenait 36 avant le déclenchement des élections. Les libéraux ont quant à eux fait cinq gains, et ils détiennent maintenant 50 des 85 circonscriptions de la Colombie-Britannique.

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