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Venezuela: la Cour suprême doit se prononcer «dans les prochaines heures» sur un recours de l'opposition

15/05/2013 10:22 EDT | Actualisé 15/07/2013 05:12 EDT
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Venezuelan acting president Nicolas Maduro raises his clenched fist during a rally with leftist political parties in Caracas on March 20, 2013. Maduro, who succeeded the late Hugo Chavez as Venezuela's interim president, has an 18 point lead over the opposition's Henrique Capriles ahead of mid-April elections, a polling firm said Tuesday. AFP PHOTO/JUAN BARRETO (Photo credit should read JUAN BARRETO/AFP/Getty Images)

CARACAS (AFP) - Le Tribunal suprême de justice (TSJ, cour suprême) du Venezuela doit se prononcer "dans les prochaines heures" sur un recours déposé suite à l'élection contestée de Nicolas Maduro à la présidence, a annoncé mercredi le chef de l'opposition Henrique Capriles dans un entretien à l'AFP.

"Dans les prochaines heures, nous devons avoir la réponse" du TSJ sur ce recours qui rejette les résultats de l'élection présidentielle du 14 avril, a expliqué M. Capriles, se disant déterminé à saisir les "instances internationales" si la cour suprême vénézuélienne rejetait la requête de l'opposition.

Henrique Capriles, avocat de formation âgé de 40 ans, conteste l'élection de Nicolas Maduro, héritier du défunt président Hugo Chavez, qui a été proclamé vainqueur par le Conseil national électoral (CNE) avec une avance de seulement 1,49% des voix.

Si le TSJ juge recevable le recours de l'opposition, le processus "devrait durer trois ou quatre mois, si les délais prévus par la loi sont respectés", précise-t-il lors d'un entretien réalisé dans son quartier général de campagne à Caracas.

"Aujourd'hui, la patate chaude est du côté du gouvernement qui traverse une crise de légitimité", estime le leader de l'opposition.

Les opposants avaient introduit leur recours sans attendre les résultats de l'audit partiel entamé début mai à leur demande par le CNE. Mais la Table de l'unité démocratique (MUD), principale coalition de l'opposition, rejette les modalités de cet audit.

M. Capriles avait estimé que cet audit resterait une "farce" sans une révision des listes électorales.

"Si cet audit est fait dans les règles, alors l'élection tombe, donc ils ne le font pas", dit-il.

Le dirigeant prévient qu'il se tournera vers "toutes les instances internationales auxquelles on peut s'adresser" en cas de rejet de son recours par le TSJ.