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L'éternel deuxième

15/05/2013 01:05 EDT | Actualisé 14/07/2013 05:12 EDT

Depuis l'arrivée de l'Impact en MLS, un seul joueur a vu son nom être inscrit sur toutes les feuilles de match de ligue. Ironiquement, en 44 matchs, ce joueur n'a foulé la surface de réparation qu'une seule fois. Bienvenue dans l'univers du gardien substitut Evan Bush.

Un texte de Antoine Deshaies

Le gardien américain est toujours dans l'attente de ses premières minutes en match de ligue cette année. Il est toutefois l'homme de confiance de Marco Schällibaum en Championnat canadien.

C'est lui qui a gardé les buts lors des deux matchs contre Toronto et c'est lui qui sera d'office pour les deux affrontements contre Vancouver.

« On veut mieux amorcer la série aller-retour cette fois, raconte Bush. On ne veut pas quitter Montréal en déficit, ça, c'est certain. »

Bush a livré une performance sans faille à sa dernière sortie au Stade Saputo. Malgré un abondant saignement de nez, résultat d'un coup accidentel de son coéquipier Hassoun Camara, Bush a réussi le jeu blanc.

« C'était un match très émotif pour tout le monde au stade. Cette performance-là nous a vraiment donné confiance », explique-t-il.

Et lui, comment fait-il pour avoir confiance en voyant si peu de terrain?

« Je me suis adapté. Je m'entraîne fort et je garde le moral en essayant d'être le meilleur coéquipier possible. Je joue des matchs avec l'équipe réserve et je fais tout pour être prêt quand on a besoin de moi. »

Le coéquipier modèle ne manque pas d'ambition pour autant. Bush est convaincu qu'il a l'étoffe pour être gardien partant dans la Ligue. Il comprend toutefois qu'on lui préfère Troy Perkins à Montréal.

« C'est probablement le meilleur gardien de la ligue, estime-t-il. J'ai la chance de pouvoir apprendre en le côtoyant. Ce serait stupide de broyer du noir, je préfère maximiser mon apprentissage. »

Reste qu'à 27 ans, Bush sait que sa carrière ne sera pas éternelle. Est-il patient? « Parfois et pour certaines choses », répond le gardien avec le sourire en coin.

Il affirme ne jamais avoir demandé à la direction de l'équipe de l'échanger. Malgré son rôle limité, l'équipe gagne et il sent qu'il progresse physiquement et mentalement. Et pour Bush, la vie ne se résume pas au temps de jeu.

« Je suis bien à Montréal, j'aime la vie, je commence à m'enraciner ici. Un homme ne se définit pas seulement sur un terrain de soccer et actuellement, malgré tout, je suis très heureux. »

Un homme heureux, sûr qu'il aura sa chance un jour. En attendant, une victoire contre Vancouver et une qualification pour la Ligue des champions de la Concacaf l'assureraient de jouer quelques matchs de plus si l'entraîneur conserve la même philosophie.

« On ne veut pas mettre la charrue devant les bœufs, mais l'équipe a vraiment envie de faire un beau parcours en Ligue des champions. On sait qu'on a le potentiel pour le faire. »

Dans ce cas-ci, les bœufs sont les Whitecaps de Vancouver. Le premier match de la finale a lieu ce soir au Stade Saputo. Le match retour sera disputé le 29 mai à Vancouver.

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