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L'Impact se complique la tâche en livrant un verdict de 0-0 aux Whitecaps

15/05/2013 09:39 EDT | Actualisé 15/07/2013 05:12 EDT
PC

MONTRÉAL - L'Impact de Montréal s'est compliqué la vie pour sa qualification en Ligue des Champions de la CONCACAF en livrant un match nul de 0-0 sur sa pelouse dans le match aller de la finale du Championnat canadien face aux Whitecaps de Vancouver, mercredi.

Le onze montréalais a mis du temps à se mettre en marche et il a très peu souvent appliqué la pression qu'il met habituellement sur ses adversaires à domicile. Quant aux Whitecaps, mises à part quelques rares percées en zone adverse, ils ont joué pour ne pas perdre, ce qu'ils ont fait avec succès. L'Impact devra maintenant trimer dur pour arracher sa qualification sur le terrain des Whitecaps, le 29 mai prochain.

Malgré tout, l'entraîneur-chef Marco Schällibaum a été en mesure de trouver du positif dans ce résultat.

«Le fait que ce soit 0-0, c'est déjà positif, a-t-il analysé après la rencontre. On n'a pas accordé de but, c'était important pour nous. Et mon équipe a tout donné. On a vu pendant le match que c'était très difficile de trouver des espaces: il n'y avait qu'une équipe qui jouait.»

«On a bien commencé. Les cinq à 10 premières minutes, on dominait et on aurait pu marquer, a pour sa part indiqué le milieu de terrain et capitaine, Patrice Bernier. Ensuite, ils ont mis un mur. On a vu qu'ils sont venus jouer pour obtenir un résultat positif. Nous, on est contents, car on n'a pas pris de but.»

Bernier estime d'ailleurs que l'Impact se trouve en excellente position pour mettre la main sur le titre.

«On s'en va là-bas et c'est 0-0. Personne ne mène. Les deux équipes ont une mission à remplir, mais si on marque, ça va valoir double s'il y a égalité. Ce sera une finale d'un match.

«Et puis, comme ils seront à domicile, peut-être qu'ils vont mettre des joueurs plus offensifs sur le terrain et que ça donnera un match plus ouvert.»

L'Impact a obtenu sa meilleure chance de marquer tard en deuxième demie, quand Marco Di Vaio a vu son tir de la surface bloqué par un défenseur vancouvérois à la 74e minute. L'Impact a réclamé une touche de main, mais l'arbitre Silviu Petrescu est demeuré de glace. Pourtant, l'arbitre Petrescu ne s'est pas empêché de faire entendre son sifflet tout au long du match — il a été l'acteur principal de la première demie — au point d'être un peu trop présent aux yeux des deux clubs.

«J'ai trouvé qu'il y a eu trois, quatre, cinq, six occasions où il aurait pu appeler une faute en notre faveur, mais c'est comme ça, a dit l'entraîneur. Je ne juge jamais le travail d'un arbitre après une rencontre. Le lendemain, peut-être, mais pas après.»

«L'arbitrage était un peu à haute intensité par rapport au niveau de jeu, a quant à lui estimé le défenseur montréalais Hassoun Camara. Mais bon, fallait faire avec.»

«On n'a vu que lui en première demie», a pour sa part lancé le milieu vancouvérois Alain Rochat.

Première demie terne

Les deux équipes se sont étudiées en première demie, livrant du jeu peu inspiré. Justin Mapp a cependant trouvé le moyen de tirer son épingle du jeu, en défensive: posté au premier poteau sur un corner de Russell Teibert à la 33e minute, le milieu de terrain montréalais a stoppé sur la ligne des buts le tir d'Alain Rochat, de loin la meilleure chance des visiteurs dans cette rencontre.

L'Impact s'est quand même créé deux bonnes chances, en 19e et 21e minutes. Hassoun Camara a d'abord habilement repéré Di Vaio avec une très longue passe. L'attaquant italien a coupé vers le centre avant de décocher un tir bas qui a forcé Brad Knighton à effectuer un bel arrêt en plongée sur sa gauche. Deux minutes plus tard, c'est Patrice Bernier qui a frolé le montant droit d'un tir bas d'environ 25 mètres.