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Les Palestiniens commémorent la «Nakba», la catastrophe de leur déplacement

15/05/2013 12:04 EDT | Actualisé 15/07/2013 05:12 EDT

Des dizaines de milliers de Palestiniens ont déferlé dans les rues de la Cisjordanie et de Gaza, mercredi, à l'occasion du 65e anniversaire du déplacement qui a conduit à la création de l'État hébreu à la fin du mandat britannique, en 1948.

Chaque année, les Palestiniens commémorent, le 15 mai, la «nakba» - ou catastrophe -, le terme qu'ils emploient pour désigner le déplacement subi par leur peuple à l'époque. Des centaines de milliers d'entre eux avaient dû fuir ou se déplacer pendant la guerre.

Le sort des Palestiniens, dont on dénombre plusieurs millions dans la région, demeure au coeur du conflit israélo-palestinien, toujours en cours. Israël estime qu'un retour des Palestiniens sur son territoire serait un suicide démographique et s'attend à ce que la population palestinienne soit prise en charge par un futur État de la Palestine. Toutes les tentatives de parvenir à une entente déterminant les termes d'un tel État ont toutefois échoué jusqu'à présent.

Mercredi, des manifestants palestiniens de la Cisjordanie ont lancé des roches en direction des soldats israéliens, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, a indiqué l'armée d'Israël. D'autres ont projeté une bombe incendiaire en direction d'un véhicule militaire près de Hébron, blessant quatre soldats, selon l'armée. À Gaza, des manifestants ont lancé une roquette vers le sud d'Israël. Le projectile a atteint un champ désert et n'a fait aucun blessé, a poursuivi l'armée. La police montée a également dispersé des centaines de Palestiniens qui manifestaient dans l'est de Jérusalem.

À midi, les sirènes ont retenti pendant 65 secondes en Cisjordanie, pour représenter le nombre d'années écoulées depuis 1948. Des milliers de manifestants ont marché dans Ramallah, partant de la tombe du leader Yasser Arafat pour terminer leur parcours dans le centre-ville. Plusieurs d'entre eux portaient du noir en signe de deuil et brandissaient des drapeaux palestiniens et de grandes clés, pour symboliser les maisons perdues.

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