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Les Etats-Unis dénoncent la "répression" en Iran avant les élections

15/05/2013 11:05 EDT | Actualisé 15/07/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont dénoncé mercredi une campagne "délibérée et continue" de "répression" en Iran avant l'élection présidentielle, qui se tiendra le 14 juin.

"Nous avons vu un niveau délibéré et continu de répression avant ces élections", a déclaré Wendy Sherman, sous-secrétaire d'Etat américaine aux affaires politiques, lors d'une audition au Sénat.

"A l'heure où je vous parle, en coulisses, le Conseil des Gardiens (de la Constitution), non élu et sans rendre de comptes à personne, sélectionne les candidats à la présidentielle en utilisant des critères vagues pour éliminer des candidats potentiels. Sans processus transparent, il est difficile pour nous de dire si les élections iraniennes seront libres, justes, ou représenteront la volonté du peuple iranien", a indiqué Mme Sherman.

"Nous ne prenons aucun parti dans l'élection présidentielle iranienne", a-t-elle enfin ajouté.

Elle a également estimé que le comportement du futur dirigeant iranien à l'égard des négociations sur son programme nucléaire était difficile à prévoir.

"Il y a probablement quelques candidats qui seraient perçus par nous comme plus intéressés par aborder les négociations nucléaires dans une veine plus positive", a-t-elle dit. "Mais le dossier nucléaire appartient au guide suprême et à personne d'autre, il est le décideur final dans le dossier nucléaire".

Evoquant l'actuel président iranien, elle a rappelé qu'"en 2009, tout le monde pensait qu'Ahmadinejad serait un certain type de dirigeant, et il est en fait devenu un tout autre type de dirigeant".

L'ex-président modéré Akbar Hachémi Rafsandjani, 78 ans, a provoqué la surprise samedi en déposant sa candidature. Il est soutenu par les réformateurs et modérés.

Saïd Jalili, le chef des négociateurs nucléaires et représentant direct du guide suprême dans les discussions avec les grandes puissances, s'est également inscrit. Et Esfandiar Rahim Mashaie, proche de Mahmoud Ahmadinejad, très critiqué par les ultraconservateurs qui l'accusent de "déviationnisme", est venu déposer sa candidature avec M. Ahmadinejad à ses côtés.

jkb/ico/jca

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