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Des cellules de peau humaine converties en cellules souches embryonnaires

15/05/2013 02:34 EDT | Actualisé 15/07/2013 05:12 EDT

Des chercheurs américains ont reprogrammé des cellules de peau humaine pour produire des cellules souches embryonnaires, une première après plusieurs tentatives infructueuses dans le monde depuis des années, selon leurs travaux dévoilés mercredi.

Les cellules souches embryonnaires sont les seules cellules ayant la capacité de se différencier en tout type de cellules de l'organisme et de se multiplier sans limite, présentant ainsi un énorme potentiel thérapeutique.

Ces cellules sont particulièrement prometteuses pour traiter notamment la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, des pathologies cardiaques et des blessures à la moelle épinière.

Cette percée menée par Shoukhrat Mitalipov de l'Université des Sciences d'Oregon (nord-ouest) intervient après un précédent succès pour convertir des cellules de peau de singe en cellules souches embryonnaires en 2007.

Ces chercheurs ont recouru à la technique classique consistant à utiliser le noyau de la cellule de la peau contenant l'ADN de la personne pour le transférer dans la cellule d'un ovule dont on a retiré le matériau génétique.

Le noyau d'une cellule adulte est ainsi fusionné avec un ovule qui développe et produit des cellules souches embryonnaires.

"Ces cellules souches obtenues par cette technique ont démontré leur capacité à se différencier comme des cellules souches embryonnaires normales en différents types de cellules, nerveuses, hépatiques et cardiaques", explique le Dr Mitalipov dont la recherche paraît dans la version en ligne de la revue américaine Cell.

"De plus, comme ces cellules souches reprogrammées peuvent être obtenues à partir de matériau génétique du noyau d'un malade, il n'y a aucun problème de rejet des cellules implantées", souligne-t-il.

Tout en relevant "qu'il reste encore beaucoup à faire avant de développer des traitements à base de cellules souches embryonnaires sûrs et efficaces", le Dr Mitalipov estime "que cette avancée représente un pas important dans la création de cellules souches pouvant être utilisées en médecine régénérative".

Un autre avantage présenté par cette recherche c'est qu'elle n'utilise pas d'embryons fertilisés qui soulèvent d'importantes questions éthiques.

js/sam

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