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Affaire du fisc américain: Obama se concerte avec des responsables du Trésor

15/05/2013 03:07 EDT | Actualisé 15/07/2013 05:12 EDT

Le président Barack Obama rencontrait mercredi des responsables du département du Trésor pour discuter des suites à apporter à l'affaire du ciblage indu de groupes politiques conservateurs par des agents du fisc, dont il avait dénoncé la veille le comportement "inexcusable".

M. Obama "s'attend à ce que les gens rendent des comptes s'ils ont eu un comportement qui n'était pas convenable", a rappelé son porte-parole Jay Carney.

"Il s'attend à ce que le département du Trésor et que l'IRS (Internal Revenue Service, le fisc américain, NDLR) prennent toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que ce genre de chose ne se reproduise pas", a ajouté M. Carney pendant son point de presse quotidien.

Le dirigeant "rencontrera aujourd'hui des responsables du Trésor pour parler des prochaines mesures dont il espère qu'elles seront prises (...) pour faire en sorte que les gens répondent de leurs actes", a encore dit le porte-parole.

Mardi soir, M. Obama avait dit vouloir que les personnels de l'administration fiscale à l'origine du ciblage de groupes politiques conservateurs "rendent des comptes" en raison de leur comportement "intolérable et inexcusable".

"Le gouvernement fédéral doit se conduire de manière à ce que le public ait confiance en lui, et c'est spécialement vrai pour l'IRS", avait-il dit.

Il réagissait à un rapport de l'inspecteur général des services fiscaux qui avait confirmé mardi que le fisc a "utilisé des critères inappropriés" pour déclencher des procédures d'examen approfondi envers des organisations liées à la mouvance d'ultra-droite "Tea Party".

Le fisc avait reconnu vendredi, en présentant ses excuses, que des dizaines d'entre elles avaient été sélectionnées pour un examen approfondi de leurs demandes d'obtenir un statut fiscal spécial, alors que les groupes de gauche, beaucoup moins nombreux, ne semblent pas avoir fait l'objet du même ciblage.

L'annonce a déclenché la fureur des conservateurs qui se font l'écho depuis un an du "harcèlement" du fisc, et dénoncent ces tentatives d'intimidation politique de la part de l'administration de Barack Obama, par ailleurs déjà sur la défensive dans l'affaire de l'attentat de Benghazi et des saisies de relevés téléphoniques de l'agence Associated Press.

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