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La Ville de Montréal cartographie les punaises de lit

14/05/2013 10:39 EDT | Actualisé 14/07/2013 05:12 EDT
AP
FILE - This undated file photo provided by Orkin LLC shows bed bugs. Despite the itchy rise to prominence of bedbugs around New York City, officials have long been limited in what they could do to get negligent landlords to address the spread of the minuscule critters. On Tuesday, March 29, 2011, city officials announced a policy change that could leave landlords facing harsher penalties. (AP Photo/Orkin LLC, File)

La situation des punaises de lit s'est stabilisée à Montréal, selon le bilan du plan d'action de la Ville et de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Quelque 2,2 % des ménages montréalais ont été touchés par des infestations en 2012 comparativement à 2,7 % en 2010 et 2,8 % en 2011.

Les exterminateurs ont visité 31 402 logements sur le territoire de la Ville de Montréal et de ce nombre, 12 783 logements ont nécessité un traitement de la part des exterminateurs. « Agir rapidement c'est la meilleure solution », précise le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable des grands projets, de l'habitation et du logement social, Benoît Dorais. M. Dorais souligne que plusieurs grandes agglomérations nord-américaines ont connu des proliférations des punaises de lit.

Devant l'importance du problème des punaises de lit, l'administration montréalaise a modifié sa réglementation municipale afin de rendre obligatoire l'intervention des gestionnaires de parasites. Ainsi, depuis 2011, les gestionnaires de parasites doivent rapporter toute intervention liée à une infestation de punaises de lits à Montréal.

La Ville de Montréal présente une banque de données centralisées, les exterminateurs y rapportent les adresses et le type de traitement qu'ils ont fait. Les données ne sont pas publiques, mais permettent aux autorités d'avoir un portrait de la situation. « Les logements qui ont fait l'objet d'un traitement par les gestionnaires de parasites ne sont pas répartis uniformément sur le territoire de la Ville de Montréal », explique M. Dorais. « Le plus grand nombre des logements traités sont situés là où la densité et la contiguïté des constructions sont les plus grandes. C'est un portrait qui n'est pas définitif, qui évolue. »

De son côté, la Direction de Santé publique de Montréal dévoile un troisième sondage fait auprès de 1000 répondants.

La situation se stabilise

Il y a cinq ans, la Ville appréhendait une explosion du problème des punaises de lit. La Direction de la santé publique considère que la situation s'est plutôt stabilisée. Cependant à l'approche de la grande saison des déménagements, plusieurs comportements contribuent à propager ces indésirables qui se cachent dans les matelas et les meubles rembourrés. En raison du grand roulement de la fin de juin et du début de juillet, les punaises de lit sont aussi parfois présentes dans les camions de déménagement.

La Ville de Montréal en profite pour rappeler les précautions et les comportements à risques, comme le recyclage de matelas et de meubles abandonnés. La Ville demande aux citoyens de se débarrasser des meubles et matelas de façon sécuritaire en les rendant inutilisables.

M. Dorais explique que les arrondissements distribuent gratuitement des sacs de plastique servant à emballer les vieux matelas avant de les jeter à la rue. La Ville demande également de lacérer les matelas de façon à les rendre inutilisables et ainsi prévenir d'éventuelles proliférations des punaises de lit.

Outre les problèmes de salubrité, l'infestation de punaises de lit engendre des problèmes de santé publique. « Ce problème d'insalubrité a des répercussions sur la santé », explique le responsable du secteur environnement urbain et santé de la direction de la santé publique de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, Louis Drouin. Les principaux problèmes de santé associés aux punaises de lit sont des démangeaisons, des problèmes cutanés et des problèmes de santé mentale. Les personnes aux prises avec des punaises de lit sont cinq fois plus touchées par des problèmes de sommeil, d'anxiété et d'isolement que la moyenne des gens.

La Ville de Montréal, la direction de la santé publique, l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal et l'office municipal d'habitation participent à un comité de coordination afin de partager les meilleures pratiques.

La situation des hôtels demeure inconnue, reconnaissent MM. Dorais et Drouin. Ils ne peuvent que constater qu'il n'y a eu aucune déclaration dans le milieu hôtelier montréalais. Le milieu est pourtant propice à la prolifération de ces parasites en raison du grand roulement de voyageurs et leurs bagages. 

Pour plus d'informations voir : lespunaisesdelit.info