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Bangladesh: cérémonie de prière à l'usine de vêtements qui s'est effondrée

14/05/2013 01:51 EDT | Actualisé 14/07/2013 05:12 EDT

DHAKA, Bangladesh - Des milliers de personnes se sont rassemblées, mardi, devant l'usine de vêtements qui s'est effondrée au Bangladesh, afin de prier pour les 1127 victimes de la catastrophe du mois dernier.

L'effondrement du Rana Plaze est le pire désastre à être survenu dans l'histoire de l'industrie du vêtement.

La cérémonie islamique a eu lieu un jour après que l'armée a mis fin à trois semaines de recherches de corps dans les décombres, et a remis le contrôle du site au gouvernement civil, qui sera responsable de le nettoyer.

Ceux qui s'affairaient à trier les décombres ont eu toute une surprise, vendredi dernier, lorsqu'ils ont retrouvé vivante sous les débris une couturière âgée de 19 ans. Mais la plupart de leur travail consistait à retirer des corps qui étaient tellement décomposés à cause de la chaleur qu'ils pouvaient seulement être identifiés si les victimes avaient sur eux un téléphone cellulaire ou une pièce d'identité du travail.

Le dernier corps a été retrouvé dimanche soir.

Ceux qui ont assisté à la cérémonie de mardi ont demandé le salut de ceux qui avaient perdu la vie lorsque le Rana Plaza s'est effondré le 24 avril. Ils ont également demandé des bénédictions divines pour les blessés toujours à l'hôpital.

Le commandant militaire qui supervisait le site, le major-général Chowdhury Hasan Suhrawardy, a remercié pour leurs efforts tous ceux qui y ont travaillé. Il a indiqué que l'armée avait préparé une liste de 1000 survivants qu'elle remettrait au gouvernement pour que ceux-ci se trouvent un emploi en priorité.

L'incident a mis de la pression sur le Bangladesh et les fabricants qui y font produire leurs vêtements, et plusieurs détaillants occidentaux ont adopté lundi un plan pour contribuer à l'amélioration des usines.

Le géant suédois du commerce de détail H&M, le plus important acheteur de vêtements du Bangladesh, les entreprises britanniques Primark et Tesco, C&A, des Pays-Bas, et la compagnie espagnole Inditex — qui détient la bannière Zara — ont indiqué qu'ils signeraient un contrat qui les obligerait à faire inspecter leurs usines de façon indépendante et de débourser le coût des réparations.

L'entente stipule également que les compagnies débourseront jusqu'à 500 000 $ par année pour ces efforts, et qu'elles arrêteront de faire affaire avec les usines qui refuseront d'améliorer les mesures de sécurité.

Il y a environ 5000 usines de vêtements au Bangladesh et 3,6 millions de travailleurs dans l'industrie. Le pays est le troisième exportateur de vêtements au monde, après la Chine et l'Italie.

Les conditions de travail dans cette industrie de 20 milliards $ US sont difficiles, résultant de la corruption gouvernementale, du besoin urgent de se trouver un emploi et de l'indifférence du milieu.

Le salaire minimum pour les employés de l'industrie est parmi les plus bas de la planète. Il a été haussé pour la dernière fois en 2010 à 38 $ US par mois, à la suite de manifestations des employés.

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