NOUVELLES

Ambitions de puissance chez les Hells en Saskatchewan

14/05/2013 10:04 EDT | Actualisé 14/07/2013 05:12 EDT

Une enquête de Radio-Canada lève le voile sur la montée en puissance des sections saskatchewanaises du groupe de motards Hells Angels.

L'été dernier, les Hells de partout au pays se sont donné rendez-vous à Saskatoon pour leur grand rassemblement annuel, le Canada Run. Depuis, les Hells de la Saskatchewan sont plus nombreux et intègrent, ou songent à intégrer, de nouvelles activités

Radio-Canada a appris que le groupe de motards criminels Hells Angels veut s'approprier le commerce des bars de danseuses, jusque-là interdits en Saskatchewan et qui seront ouverts dans quelques mois.

Depuis un an, le nombre de membres en règle des sections de Saskatoon et de Regina a augmenté de 24 à 28.

Le chef des enquêtes criminelles du Service de police de Saskatoon, Jerome Engel, confirme que plusieurs Hells Angels de la Saskatchewan sont propriétaires d'entreprises légales florissantes, notamment des carrossiers et des vendeurs de voitures usagées. Selon lui, ces entreprises permettraient aux membres de blanchir de l'argent et d'écouler des pièces de voitures volées.

Saisie historique en 2011

Selon plusieurs sources policières, le groupe criminel serait aussi derrière la plus importante tentative d'importation de cocaïne en Saskatchewan. En 2011, deux hommes originaires de l'Okanagan, en Colombie-Britannique, ont tenté d'importer 367 kilogrammes de cocaïne et 100 000 comprimés d'ecstasy.

Ils seraient reliés à des membres des Hells Angels de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique. Selon la Gendarmerie royale du Canada, la drogue saisie a une valeur de plus de 17 millions de dollars sur le marché noir.

Le spécialiste du crime organisé Peter Edwards confirme l'attrait de la frontière saskatchewanaise pour le groupe criminel.

Jusqu'à maintenant, aucun membre des Hells Angels n'a été inculpé pour des crimes majeurs en Saskatchewan. Selon l'enquêteur Jerome Engel, cela viendrait de la difficulté à convaincre les témoins de se présenter en cour, parce qu'ils seraient intimidés par le groupe.

De son côté, la section des Hells Angels de Saskatoon a refusé d'accorder une entrevue à Radio-Canada.

D'après un reportage de Guillaume Dumont, dont la version complète sera diffusée au Téléjournal Saskatchewan

PLUS:rc