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USA: un médecin pratiquant des avortements reconnu coupable de meurtres

13/05/2013 06:59 EDT | Actualisé 13/07/2013 05:12 EDT

Un médecin américain pratiquant des avortements a été reconnu coupable lundi du meurtre de trois bébés au moyen de ciseaux alors que ces derniers étaient nés en vie dans sa clinique de Philadelphie (Pennsylvanie, est).

Kermit Gosnell, 72 ans, encourt la peine de mort après sa condamnation par un grand jury d'un tribunal de Philadelphie, a indiqué le bureau du procureur. Sa peine sera prononcée lors d'une audience ultérieure.

Le jury, qui délibère sur cette affaire depuis dix jours, l'a reconnu coupable du meurtre de trois bébés et l'a acquitté sur celui d'un quatrième. Il a également été reconnu coupable de l'homicide involontaire d'une femme sur laquelle il pratiquait un avortement, a précisé la porte-parole du procureur Tasha Jamerson.

Les actes de ce médecin ont horrifié le pays, aussi bien du côté des opposants que des défenseurs du droit à l'avortement, qui fait toujours l'objet d'un débat passionné aux Etats-Unis.

L'accusation a expliqué que Gosnell pratiquait des avortements tardifs dans un Etat où la limite légale de l'interruption volontaire de grossesse est fixée à 24 semaines. Alors que les bébés sortaient vivants du ventre de leur mère, il les tuait en plongeant des ciseaux dans leur moelle épinière.

Le médecin a nié ces accusations, affirmant que les bébés étaient déjà morts à ce moment-là des suites des produits utilisés au cours de l'avortement.

Lors de l'une de ces opérations, une femme venue avorter tardivement dans la clinique est décédée d'une crise cardiaque provoquée par les narcotiques qui lui avaient été administrés.

La clinique de Gosnell, appelée Women's Medical Society, était "décrépite et insalubre, et fonctionnait sans aucun personnel qualifié", a dénoncé l'accusation.

L'établissement "empestait l'urine animale, les chats étant autorisés à errer (et déféquer) librement. Les meubles et les couvertures étaient tachés de sang, et les instruments n'étaient pas stérilisés correctement", précise également un rapport du jury.

sms/sam/lor

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