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Syrie : Obama et Cameron augmentent la pression sur Moscou

13/05/2013 02:02 EDT | Actualisé 12/07/2013 05:12 EDT

Londres et Washington annoncent une intensification de leur aide à l'opposition syrienne et demandent à Moscou de mettre de côté ses différends avec l'Occident pour que cessent les massacres en Syrie.

Lundi, lors d'un point de presse commun à Washington, le président américain Barack Obama et le premier ministre britannique, David Cameron, ont expliqué que leurs gouvernements respectifs allaient continuer d'œuvrer, par une aide logistique et humanitaire « au peuple syrien », jusqu'à l'émergence d'un gouvernement transitoire dans le pays.

« Ensemble, nous allons poursuivre nos efforts pour accroître la pression sur le régime, pour fournir de l'aide humanitaire aux Syriens qui souffrent (du conflit), pour renforcer l'aile modérée de l'opposition et nous préparer à une Syrie démocratique sans Bachar Al-Assad », a expliqué Barack Obama aux journalistes.

Le premier ministre David Cameron a aussi annoncé que son gouvernement allait doubler son aide « non létale » aux forces de l'opposition syrienne pour un an.

Barack Obama, de son côté, a déclaré que les États-Unis continuaient à récolter des informations et à enquêter sur l'usage d'armes chimiques lors de combats en Syrie.

Moscou doit en faire davantage, selon Cameron et Obama

De retour d'un séjour à Moscou où il s'est entretenu avec le président Vladimir Poutine, allié historique du régime Assad, David Cameron a souligné que « l'histoire de la Syrie est en train de s'écrire avec le sang de son peuple », sous les yeux de la communauté internationale.

Le chef du gouvernement britannique et le président américain ont publiquement exhorté lundi la Russie à faire évoluer sa position et à contourner ses divergences de vues avec l'Occident pour mettre un terme à la guerre civile qui ravage la Syrie depuis plus de deux ans.

« En tant que leader sur la scène internationale, la Russie a un intérêt, et également l'obligation,  d'essayer de résoudre ce problème d'une façon qui peut aboutir sur le genre de résultat que nous souhaitons tous à long terme », a insisté le président Obama.

Quant à David Cameron, il s'est dit tout de même heureux que Moscou et Washington se soient mis d'accord la semaine dernière sur l'idée de relancer le processus dit « de Genève » pour obtenir une transition politique en Syrie.

« Nous saluons l'accord du président Poutine pour joindre les efforts destinés à aboutir à une solution politique. Les difficultés restent énormes, mais nous disposons d'une fenêtre avant que les pires craintes ne deviennent réalité », a déclaré David Cameron aux journalistes.

« Il faut que les Syriens s'assoient à la même table pour se mettre d'accord sur un gouvernement de transition qui obtiendra le feu vert de tous les Syriens », a réclamé le premier ministre britannique.

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