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Soupçonnée d'espionnage, l'agence Bloomberg s'excuse

13/05/2013 03:24 EDT | Actualisé 12/07/2013 05:12 EDT

Le rédacteur en chef de l'agence de presse Bloomberg News, Matthew Winkler, a présenté ses excuses lundi après avoir reconnu que ses journalistes avaient eu accès à des données sur les clients des terminaux boursiers du groupe.

L'affaire a été révélée au grand jour après des plaintes de clients, dont Goldman Sachs et JPMorgan Chase, qui soupçonnaient les reporters d'avoir utilisé ce canal pour enquêter sur eux.

Bloomberg, qui regroupe à la fois une agence de presse et la fourniture d'informations financières sur des terminaux boursiers, avait alors assuré vendredi avoir bloqué l'accès de ses journalistes à la banque d'affaires.

Mais plusieurs autres sociétés de Wall Street ont exprimé depuis leur préoccupation et la Réserve fédérale a demandé des explications au groupe fondé par le maire de New York Michael Bloomberg.

Dans une lettre ouverte publiée sur Bloomberg,com, Matthew Winkler affirme que les journalistes pouvaient « voir l'historique d'un identifiant et quand il avait été créé », de même que des statistiques sur les fonctionnalités utilisées et des données sur les demandes d'aide aux utilisateurs.

Les journalistes ne pouvaient cependant pas avoir accès aux données sur le courtage, les portefeuilles, et les messages échangées depuis les terminaux Bloomberg, assure M. Winkler.

« Nos journalistes ne devraient pas avoir accès à des données considérées comme privées. Je suis désolé que cela ait été le cas. L'erreur est inexcusable », écrit-il.

Bloomberg tire l'essentiel de ses revenus de la vente d'abonnements à ses terminaux à des institutions financières. Le groupe compte plus de 315 000 abonnés et l'abonnement au terminal coûte plus de 20 000 $ par an.

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