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L'industrie de l'aviation aimerait une solution aux émissions du transport aérien

13/05/2013 03:50 EDT | Actualisé 13/07/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Il est crucial que l'agence des Nations unies qui supervise l'aviation civile parvienne à s'entendre sur une solution mondiale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre attribuables au transport aérien, a affirmé lundi le dirigeant d'une organisation de l'industrie.

«L'alternative, qui est un système dans lequel chaque État met en place sa propre politique (...) mènerait à une approche disparate qui ne pourrait qu'être nuisible à la croissance soutenue de l'aviation», a déclaré le directeur exécutif du Air Transport Action Group, Paul Steele.

Environ 200 délégués en provenance de 44 pays se rencontraient à Montréal, lundi, en prévision de discussions environnementales de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) qui se dérouleront pendant trois jours.

L'agence onusienne tentera cette semaine de recentrer l'attention sur un certain nombre d'options qui permettraient de réduire les émissions du transport aérien en vue d'une assemblée générale prévue pour septembre.

M. Steele a indiqué que l'industrie comptait sur l'OACI pour réaliser des «progrès réalistes» en suggérant des approches orientées vers les marchés pour réglementer les émissions.

«On n'y arrivera pas d'un seul coup», a-t-il déclaré à des journalistes.

«Je ne crois pas qu'il soit réaliste de penser qu'à la fin de l'assemblée (de cet automne), il y aura un moment eurêka et que tout tombera en place», a ajouté M. Steele.

L'industrie souhaite que des mesures soient approuvées par les 192 États membres de l'OACI, en 2016, quatre ans avant une mise en application.

M. Steele a affirmé que l'industrie était ouverte à toutes les suggestions mais qu'elle préférait une solution qui soit facile à appliquer et la moins coûteuse possible.

«La mise en place d'un simple programme de compensation est probablement la chose la plus simple à faire, certainement la moins complexe et certainement une qui pourrait débuter beaucoup plus rapidement que les autres mécanismes qui sont déjà là», a indiqué M. Steele, en faveur de l'obligation pour les sociétés aériennes dépassant les émissions de référence d'acheter des crédits.

M. Steele a dit espérer que les progrès réalisés par l'OACI puisse satisfaire l'Union européenne (UE), qui a mis sur la glace son propre programme de réduction des émissions attribuables au transport aérien en raison de la menace de conflits commerciaux brandie par des gouvernements mécontents.

Les vols internationaux ont été exclus des frais pour émissions de carbone pendant une période d'un an, le temps que soit conclue une entente internationale.

Les sociétés aériennes exploitées à l'intérieur des limites de l'UE doivent acheter des permis de pollution, mais l'inclusion projetée des transporteurs aériennes volant en direction et en provenance du bloc de 27 pays a suscité des critiques aux États-Unis et en Chine.

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