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Le champion en titre Ryder Hesjedal n'a pas dit son dernier mot au Giro

13/05/2013 04:08 EDT | Actualisé 13/07/2013 05:12 EDT

TORONTO - Le cycliste canadien Ryder Hesjedal a le sentiment qu'il peut encore se remettre au coeur de l'action au Giro d'Italie, même s'il a perdu de précieuses secondes au cours d'une de ses journées les plus éprouvantes à cette compétition de trois semaines.

Le champion en titre a dit ne pas avoir eu d'autre choix que de finir par concéder du temps pendant la neuvième étape, disputée dimanche sur un tracé mouillé et vallonné entre San Sepolcro et Florence. Hesjedal, qui se trouve maintenant à plus de trois minutes de la tête en 11e place du classement général, demeure confiant de pouvoir réduire l'écart avec les coureurs en haut de tableau.

«Il faut y croire, a déclaré Hesjedal depuis Cordenons, en Italie, lundi. Il ne faut pas penser que la tâche est trop lourde puisqu'à ce moment-là, c'est comme si tu étais déjà éliminé. Si vous regardez ce qui est arrivé durant la course jusqu'ici, tout peut arriver. Il y a tellement de variables en cyclisme sur route, le vent peut tourner en un instant.

«Alors d'aucune façon vais-je lancer la serviette parce que je suis à trois minutes.»

Le coureur canadien de l'équipe Garmin Sharp est à la poursuite du meneur au classement général Vincenzo Nibali. L'Italien a une priorité de 29 secondes sur l'Australien Cadel Evans. Le Néerlandais Robert Gesink est troisième à 1:15 et le Britannique Bradley Wiggins, quatrième à 1:16.

Hesjedal, qui était troisième au classement général il y a trois jours, était sixième avant d'amorcer l'étape de dimanche.

Il a expliqué qu'il se sentait bien cette journée-là, mais ses muscles endoloris par les activités de la semaine sont devenus un facteur pendant quelques instants, à l'occasion d'une montée farouchement disputée. Hesjedal n'a pas trouvé la puissance requise dans ses jambes et ça lui a coûté cher.

«J'ai dû me contenter de rouler à mon propre rythme et la dernière montée était suivie de sept à huit kilomètres en descente jusqu'à l'arrivée, et j'avais un seul coéquipier avec moi pour résister à une quarantaine de coureurs qui pressaient le pas, a-t-il expliqué. Tu n'as d'autre choix que de concéder du temps à ce stade-là. Ç'aurait pu être pire mais en bout de ligne, c'était seulement une minute à la suite d'un mauvais moment.»

Hesjedal a hâte d'entreprendre la 10e étape de mardi, qui s'étendra sur 167 km à travers les montagnes entre Cordenons et Altopiano del Montasio. La journée de congé de lundi l'a aidé à oublier la mauvaise journée de dimanche.

«S'il s'agit là de mon seul mauvais moment, je serai content... S'il y avait eu une montée de 10 km jusqu'à l'arrivée, mon Giro se serait probablement terminé là, a-t-il reconnu. Mais ce n'est pas le cas, les dommages ont été limités. Il faut donc voir les choses de manière positive.»

Le stade de la mi-course approche à grands pas. La compétition de 21 étapes se terminera à Brescia le 26 mai.

«J'aime les étapes en montagne quand je suis en jambes, a indiqué Hesjedal. C'est là que tout se décide. J'ai hâte à la dernière portion de la course.»

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