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La Turquie n'exclut pas des représailles modérées contre la Syrie

13/05/2013 11:13 EDT | Actualisé 13/07/2013 05:12 EDT

REYHANLI, Turquie - Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a annoncé lundi que la Turquie «n'allait pas s'abstenir» de répondre à l'attentat perpétré contre son pays pour lequel il rend la Syrie responsable. Il ajoute toutefois que son gouvernement sera prudent et évitera d'être entraîné dans la guerre civile syrienne.

Samedi deux voitures piégées ont explosé dans une ville frontalière qui accueille des réfugiés et des rebelles syriens. Il s'agit des attaques les plus sanglantes en Turquie ces dernières années. Au moins 46 personnes ont perdu la vie.

L'attentat est venu attiser les tensions entre les deux anciens alliés et a ravivé la crainte que le conflit syrien pourrait forcer la Turquie à s'impliquer.

Damas a nié être derrière les attaques. Les autorités turques affirment toutefois qu'elles détiennent neuf citoyens turcs qui ont des liens avec l'agence de renseignement syrienne et seraient impliqués dans l'attentat, y compris un chef de bande.

Le premier ministre turc a affirmé lundi qu'il n'avait aucun doute quant à l'implication de son voisin et qualifié de mensonge le démenti de la Syrie.

M. Erdogan sera aux États-Unis cette semaine pour s'entretenir avec le président Barack Obama. Les deux hommes auront de la pression pour prendre des actions dans le contexte de l'attentat.

L'attaque de samedi est le quatrième incident qui risque d'entraîner la Turquie dans le conflit. L'an dernier, les forces armées syriennes ont abattu un avion de reconnaissance turc. En février dernier une explosion à un poste frontalier entre la Syrie et la Turquie a tué 14 personnes.

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