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Un groupe d'étude propose l'abandon du dépistage systématique de la dépression

13/05/2013 04:01 EDT | Actualisé 13/07/2013 05:12 EDT
Getty Images
Portrait of worried young business man thinking

TORONTO - Les médecins de famille ne devraient plus effectuer de test de dépistage chez les patients qui ne démontrent pas de symptômes apparents de dépression, estiment des spécialistes.

Le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs a publié lundi une nouvelle série de règles et de normes sur le dépistage de la dépression. Le groupe affirme qu'il n'existe que peu de preuves, dans la littérature médicale, en faveur de tels tests chez tous les patients, et que la procédure pourrait avoir des conséquences néfastes.

Le Dr Michel Joffres, président de l'équipe de travail sur les normes entourant la dépression, soutient que des tests pourraient faire en sorte que certains patients reçoivent le mauvais diagnostic et soient traités inutilement.

Selon le Dr Joffres, les médecins de famille devraient cependant être aux aguets pour repérer tout signe de dépression chez les patients plus à risque de développer ce problème de santé mentale.

Cela comprend les patients avec un historique de dépression et ceux appartenant aux groupes chez qui la dépression survient plus fréquemment, comme les personnes âgées ou à faibles revenus.

Ces nouvelles normes sont publiées dans l'édition de cette semaine du Journal de l'Association médicale canadienne.