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Bergevin « 100% » derrière Price

13/05/2013 02:07 EDT | Actualisé 12/07/2013 05:12 EDT

Pour ce qui était le bilan d'une saison généralement assez positive, il ne manquait pas de dossiers chauds au point de presse de Marc Bergevin, lundi. Au premier chef, la tenue et les propos de Carey Price.

Le gardien du Tricolore a fait l'objet d'une demi-douzaine de questions, essentiellement centrées autour d'un malaise perçu par plusieurs à évoluer dans le marché montréalais.

Samedi, lors de sa dernière journée d'entrevues de la saison, Price avait été jusqu'à dire qu'il n'allait plus à l'épicerie, tellement l'anonymat lui manquait.

« Je ne suis pas inquiet, a assuré Bergevin. Est-ce que je suis surpris? Oui un peu, mais ce sont des choses dont on va discuter. Je suis ici pour l'aider. S'il a un problème - et on aura la discussion -, on va tout faire pour bien l'entourer, pour qu'il passe cette étape-là. Je peux peut-être faire l'épicerie à sa place! Je vais lui offrir. C'est le marché, c'est Montréal. Même à Chicago, à Philadelphie, ce n'est pas facile. En tant que jeune, il devra traverser cette étape. »

Bergevin a utilisé cette comparaison à d'autres marchés à plus d'une reprise. Et difficile de ne pas lui donner raison quand on regarde le gâchis que deviennent les dossiers Ilya Bryzgalov, à Philadelphie, et Roberto Luongo, à Vancouver.

À la différence de ces deux trentenaires, Price n'a encore que 25 ans. C'est ce qui rassure le DG du CH.

« C'est normal que ces jeunes-là sentent de la pression, rappelle-t-il. N'oublions pas que Carey Price a 25 ans. J'en ai 47. Ici à Montréal, il y a beaucoup de pression, mais je suis équipé pour dealer avec ça. Comme jeune, c'est plus difficile. Pensez à quand vous aviez 25 ans. Je ne suis pas inquiet du tout. Carey l'a dit, il y a des choses qu'il pourrait améliorer. Je suis 100% derrière lui, je crois en ses moyens. On va le soutenir.

« Si un attaquant joue mal, tu ne le vois pas à moins de vraiment porter attention. Si un défenseur fait une erreur, ça donne une chance de marquer. Si un gardien fait une erreur, c'est un but. C'est pour ça que cette position prend plus de temps à développer. J'ai confiance en Carey à 150%. »

« Il aurait pu être meilleur »

Bergevin est peut-être compréhensif et patient, mais pas aveugle. Son gardien a terminé la saison avec une efficacité de ,905, la 24e de la LNH parmi les gardiens qui ont participé à au moins 20 matchs.

En séries, ses déboires ont trouvé souvent coupé l'élan de ses coéquipiers, opposés à un Craig Anderson qui ne laissait rien passer. Parmi les gardiens en séries, seuls Marc-André Fleury (,891), Cory Schneider (,880) et Evgeni Nabokov (,842) ont affiché un pire rendement que lui (,894).

« En séries, il aurait pu être meilleur et il le sait. Et Craig Anderson a bien joué », a martelé Bergevin.

L'avenir de Groulx flou

Les problèmes de Price cette saison pourraient-ils mener au départ de Pierre Groulx, entraîneur des gardiens depuis l'été 2009?

Bergevin aurait pu être plus clair sur ce dernier point.

« Je n'irai pas individuellement sur chaque entraîneur, a-t-il d'abord répondu. Ses statistiques sont ses statistiques. Carey sera le premier à admettre qu'il peut être meilleur. »

Un collègue a ensuite demandé directement à Bergevin si Groulx serait de retour la saison prochaine.

« Oui. Je ne vois pas pourquoi on montrera des gens du doigt. Il y a une relation (entre Price et Groulx). Notre personnel a fait tout un travail. Je n'évaluerai pas chaque gars devant vous. Le groupe d'entraîneurs relève de (Michel) Therrien. Lui et moi, on va évaluer chaque personne. »

Groulx est le deuxième entraîneur des gardiens qu'a connu Price à Montréal, après Roland Melanson (1997-2009).

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