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Bangladesh : les travailleurs du textile peuvent se syndiquer

12/05/2013 09:26 EDT | Actualisé 12/07/2013 05:12 EDT

Les travailleurs de l'industrie du textile au Bangladesh peuvent dorénavant se syndiquer sans tout d'abord obtenir la permission de leurs employeurs.

La mesure a été annoncée par le gouvernement lundi, le plus récent changement à survenir depuis que l'effondrement d'un immeuble a fait plus de 1100 morts il y a deux semaines.

La veille, le gouvernement avait annoncé son intention de hausser le salaire minimum pour les employés de l'industrie du vêtement. Ces travailleurs fabriquent des vêtements pour le compte de multinationales, mais ils reçoivent certains des salaires les plus faibles au monde.

Ces deux mesures sont perçues comme une réponse directe à la catastrophe du 24 avril.

Une loi adoptée en 2006 permettait aux travailleurs du textile de se syndiquer, mais uniquement avec l'autorisation de leurs patrons. Ces derniers n'avaient jamais autorisé la formation de syndicats, estimant que cela mènerait à l'indiscipline des ouvriers.

L'effondrement de l'usine, le 24 avril, le pire accident dans toute l'histoire de l'industrie, a soulevé des inquiétudes à propos des conditions au sein de la puissante industrie textile du Bangladesh, qui fabrique des vêtements pour d'importants détaillants de partout sur la planète.

Les conditions de travail au sein de cette industrie de 20 milliards de dollars américains sont difficiles, résultant de la corruption gouvernementale, du besoin urgent de se trouver un emploi, et de l'indifférence de l'industrie. Le salaire minimum pour les employés de l'industrie a été haussé pour la dernière fois en 2010 sous la forme d'un bond de 80 %, à 38 $US par mois, à la suite de manifestations des employés.

Les secouristes ont annoncé que 1125 corps avaient été récupérés des ruines du Rana Plaza, en date de dimanche soir. Le bâtiment abritait cinq ateliers de confection employant des milliers de travailleurs.

Des pluies nocturnes ont ralenti les travaux, mais les équipes étaient bientôt de retour à l'oeuvre en utilisant des grues hydrauliques, des bulldozers et des pelles alors qu'elles continuaient de chercher des cadavres, plus de deux semaines après la chute de l'immeuble de huit étages.

Associated Press

La Presse Canadienne

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