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Un policier à la retraite de Québec gagne sa bataille contre son ancien syndicat

11/05/2013 09:38 EDT | Actualisé 11/07/2013 05:12 EDT

Romuald Castilloux, un policier retraité de Québec qui a été expulsé de son syndicat pendant 10 ans pour avoir remis en question des pratiques qu'ils jugeaient douteuses et illégales au sein de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec (FPPVQ), gagne sa cause en Cour supérieure.

En vertu d'une décision de la juge Suzanne Hardy-Lemieux, la FPPVQ est condamnée à verser 181 000 $ en dommages et intérêts à M. Castilloux.

L'ex-policier de 56 ans avait entrepris il y a plus de 10 ans une poursuite civile contre la FPPVQ pour atteinte à sa réputation. Romuald Castilloux fait valoir que sa vie a basculé lorsqu'il a commencé à dénoncer ce qu'il estime être de la fraude. Il allègue que des membres du FPPVQ ont falsifié des documents pour effectuer des dépenses exagérées.

Joint aux Philippines où il est en voyage, Romuald Castilloux s'est dit heureux du jugement et d'avoir remporté sa bataille contre le syndicat. « Pendant 10 ans, il était sûr de me fermer la trappe [...] Je suis content à l'intérieur de moi d'avoir réalisé cette poursuite-là et d'avoir eu gain de cause, parce que se battre contre l'omerta policière, ce n'est pas évident », a-t-il dit.

Romuald Castilloux espère maintenant que le jugement amènera les membres du FPPVQ à s'interroger sur les pratiques au sein du syndicat, qui est aujourd'hui dirigé par Bernard Lerhe. Ce dernier faisait partie à l'époque de l'exécutif du FPPVQ au moment où le syndicat a permis à l'assemblée générale d'expulser Romuald Castilloux

« J'espère que les membres [...] vont prendre le temps de lire le jugement et de voir qu'ils ont été manipulés », affirme M. Castilloux.

La FPPVQ pourrait en appeler

De son côté, le président Bernard Lerhe soutient que toute cette affaire a déjà été analysée par des instances gouvernementales. Il fait savoir que le jugement de Suzanne Hardy-Lemieux pourrait être porté en appel.

« Les instances gouvernementales, autant fiscales que la Sûreté du Québec, ont fait enquête et aucune plainte n'a été retenue. C'est pour ça que la Fraternité a donné le mandat au procureur d'examiner la pertinence et la possibilité d'en appeler de la décision de la juge Hardy-Lemieux », dit M. Lerhe.

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