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Marois demande un gouvernement majoritaire

11/05/2013 04:54 EDT | Actualisé 10/07/2013 05:12 EDT

Même si son parti est durement sanctionné dans les plus récents sondages, Pauline Marois évoque déjà la prochaine échéance électorale et demande un gouvernement majoritaire aux Québécois.

Pour y arriver, elle a pris l'offensive contre le Parti libéral et même Québec solidaire, qui grugent ses appuis dans l'opinion publique. En effet, un sondage paru dans un grand quotidien montréalais samedi montre que le libéral Philippe Couillard l'emporterait contre le PQ.

Au Conseil national du Parti québécois, samedi, à Québec, Pauline Marois a livré un long discours pour ragaillardir ses militants, qui lui ont réservé un accueil chaleureux. Elle a reconnu que son gouvernement minoritaire est attaqué de toutes parts, en ajoutant que c'était la même chose en 1976, lors de l'accession au pouvoir du PQ.

Elle a amplement parlé de souveraineté, le thème qui unit les troupes péquistes, en précisant que pour arriver à l'autre étape, il « faudra que les Québécois lui donnent une majorité ». Son objectif est le « gouvernement majoritaire », a-t-elle clairement exprimé.

Elle a rappelé aux 450 militants de partout au Québec qu'ils avaient une « obligation de gagner ».

Elle s'en est prise durement au Parti libéral, où « rien n'a changé », selon elle, malgré l'arrivée de Philippe Couillard.

À ses yeux, les libéraux sont encore « le plus grand obstacle à l'intégrité ». De même, elle n'a pas épargné Québec solidaire, qui accuse les péquistes de tous les maux, mais qui n'ose pas selon elle les critiquer pour avoir fermé Gentilly-II, pour avoir mis fin à l'industrie de l'amiante, pour avoir établi la maternelle à 4 ans ou encore ajouté des places en garderie.

Dans les rangs péquistes, on s'inquiète des résultats des plus récentes enquêtes d'opinion. Selon le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, le PQ paie carrément le prix des décisions difficiles qu'il a prises.

Selon un des militants les plus connus du parti, le syndicaliste Marc Laviolette, le PQ fait face aux « vents contraires » en raison des mesures d'austérité qui déplaisent à son électorat.

La Presse Canadienne

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