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Manifestation contre les compressions dans les garderies privées

11/05/2013 01:34 EDT | Actualisé 10/07/2013 05:12 EDT

L'Association des garderies privées du Québec (AGPQ) demande une nouvelle fois au gouvernement du Québec de reculer sur les compressions de 15 millions de dollars dans le réseau des garderies subventionnées. Pour se faire entendre, les membres de l'AGPQ, appuyés par des parents et des enfants, ont investi les rues de Montréal armés de casseroles samedi. 

Pour Sylvain Lévesque, président de l'Association, ces compressions affecteront grandement la qualité des services offerts, et ne manqueront pas de mettre en péril le réseau. 

Les garderies subventionnées réussissent de peine et de misère à cumuler des bénéfices de 100 000 $ par année, avant imposition, soutient-t-il.

M. Lévesque rappelle que les garderies privées retournent à l'État plus de 30 millions de dollars par année, ce qui n'est pas le cas des centres de la petite enfance (CPE).

« Mme Marois tapait les casseroles l'an dernier pour soutenir les étudiants, bien nous, on tape les casseroles car l'éducation, ça commence en service de garde », a-t-il lancé lors de la manifestation de samedi.

La ministre intraitable

Sylvain Lévesque reproche également à la ministre Nicole Léger de se montrer intraitable et de refuser d'entendre les solutions proposées par son association.

En entrevue à Radio-Canada, Nicole Léger, ministre de la Famille, a réagi en se défendant d'être fermée au dialogue et renvoie la balle aux représentants des garderies privées, qui ont quitté la table de discussion. Elle affirme n'avoir reçu « aucune solution ».

En réponse aux allégations d'« acharnement idéologique » de la part du gouvernement, la ministre Léger rappelle « qu'avec le gouvernement précédent, durant les dix dernières années, les garderies privées ont eu pas mal d'avantages. Là, j'essaie de rétablir l'équilibre ».

Les déclarations de la ministre sont « inacceptables », estime le président de l'AGPQ.  « À l'heure actuelle, il y a 50 000 places dans les garderies subventionnées, et 170 000 dans les CPE, quel équilibre parle-t-elle de rétablir? », a-t-il déploré, faisant allusion à la décision de Québec de limiter à 15 % la proportion de places attribuées au privé.

Les garderies privées prévoient cinq jours de grève dès le 21 mai.

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