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Le Québec ne sera jamais un pays, selon Conrad Black

10/05/2013 10:06 EDT | Actualisé 10/07/2013 05:12 EDT

Le Québec n'est désormais plus à risque de vouloir obtenir son indépendance puisque les Québécois sont devenus dépendants des versements de la péréquation de la part des autres provinces, selon l'ancien baron des médias Conrad Black.

Lors d'un discours prononcé à Calgary vendredi, M. Black a indiqué que la souveraineté recevait désormais moins d'appuis au Québec qu'il y a 30 ans. Selon lui, le gouvernement fédéral a réussi à venir à bout de la détermination de la province à l'aide de négociations de bonne foi à propos du système de péréquation.

Aux dires de M. Black, le système actuel créé une dépendance pour les nationalistes québécois qui ont besoin de ces fonds pour diriger une économie entièrement consacrée aux services.

L'ancien grand patron de Hollinger estime que le gouvernement du Québec fera semblant de mettre sur pied un État quasi autonome, mais qu'il ne risque plus de faire éclater le pays.

Soutien à Flanagan

Lors du même événement, M. Black a aussi offert son appui au stratège média Tom Flanagan, conspué pour ses commentaires sur la pornographie juvénile.

En février dernier, M. Flanagan a fait l'objet de vives critiques après avoir laissé entendre que les gens qui consommaient de la pornographie juvénile ne devraient pas nécessairement être emprisonnés.

M. Flanagan a livré ces remarques controversées à l'Université de Lethbridge, lors d'une allocution qui a été mise en ligne sur YouTube. En réaction à ces propos, il a presque immédiatement perdu son poste comme analyste politique sur les ondes de la CBC, ainsi que celui de conseiller pour le Wildrose, le parti de l'opposition en Alberta.

Lors de son allocution, M. Black a déclaré que M. Flanagan, qui se trouvait parmi la foule, serait la dernière personne au pays à se montrer faible face à la pédophilie. Il a ajouté que M. Flanagan avançait des arguments tout à fait raisonnables et que ses commentaires étaient inoffensifs.

M. Black a purgé 37 mois d'une peine de 42 mois de prison dans un établissement carcéral de Floride pour fraude et obstruction à la justice alors qu'il dirigeait Hollinger International.

La Presse Canadienne

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