DIVERTISSEMENT
08/05/2013 10:37 EDT | Actualisé 08/05/2013 11:27 EDT

Marie-Mai au Centre Bell: à la hauteur des attentes (VIDÉO)

Y a-t-il une louange, un compliment, un superlatif qui n’ait pas encore été dit ou écrit à propos de Marie-Mai ? Belle. Sympathique. Généreuse. Rockeuse énergique. Auteure-compositrice de talent. Bête de scène. Modèle exemplaire pour son jeune public. Et la liste pourrait s’allonger encore.

Fidèle à cette réputation impeccable, la bombe de 28 ans a soulevé la foule du Centre Bell trois fois plutôt qu’une, ce week-end, dans le sillon de sa tournée Miroir. Ce nouveau passage de Marie-Mai dans l’antre du Canadien (elle s’y était déjà produite à cinq reprises dans le passé) a fait abondamment jaser, dans les derniers jours, sur les réseaux sociaux, tant et si bien que, lundi, en pénétrant dans l’amphithéâtre montréalais à l’occasion de la «première» médiatique, on avait un peu le sentiment d’avoir déjà vécu le spectacle. Or, l’impression s’est rapidement avérée fausse. Parce que l’énergie de la chanteuse et son réel plaisir de partager avec ses admirateurs, combinés à tout le «crémage» qui enrobe l’ensemble, les chorégraphies, les effets spéciaux, les éclairages, donnent lieu à des performances-événements uniques, réjouissantes à tout coup et qui n’ont rien à envier à celles des Lady Gaga, Beyoncé et Rihanna de ce monde.

L’entrée en piste de la vedette a donné le ton. Précédée de joueurs de tam-tams qui ont défilé dans le parterre avant de gagner l’espace central, puis d’une troupe de danseurs, Marie-Mai est apparue sur les notes de C.O.B.R.A, l’un de ses plus récents succès, à croquer dans sa courte robe blanche aux reflets argentés, encadrée par des cracheurs de feu. Les projections vidéo, prouesses pyrotechniques et autres fantaisies visuelles du genre se sont multipliées tout au long de la soirée, au grand émerveillement des spectateurs. Il faut absolument saluer le travail du metteur en scène Guy Lévesque, qui a accompli un boulot titanesque pour mettre la jeune étoile en valeur.

Pas encore blasée après 10 ans de métier, Marie-Mai semble toujours aussi émue de voir ses fidèles communier à l’unisson à l’autel de ses airs pop-rock. Et elle se plait à les inclure dans ses performances, s’adressant souvent à eux, les regardant avec affection et leur demandant de chanter avec elle. «Je veux vous entendre ! Partout !», a-t-elle hurlé sur les premières mesures de Mentir. Quelques minutes plus tard, les écrans géants du Centre Bell nous la montraient presque en larmes d’écouter ainsi les 10 000 personnes présentes unir leur voix à la sienne.

Des hits et de l’émotion

La jeune femme a enchaîné les titres de son dernier opus, Miroir, paru en septembre dernier (Indestructible toi, Jamais ailleurs, Si les mots, Heart Attack et son nouvel extrait, Je cours) ainsi que plusieurs de ses tubes radiophoniques (Qui prendra ma place, Déjà loin, Comme avant, C’est moi, Garde tes larmes, Encore une nuit Rien, Do You et Emmène-moi au rappel). On a senti une fièvre ardente s’élever dans l’immense salle pendant Sans cri ni haine, traduction française d’une pièce de Robyn, qui lui a valu le Félix de la Chanson de l’année au dernier Gala de l’Adisq. Pour Encore une nuit, l’un de ses premiers hits, elle était secondée de l’Orchestre symphonique des jeunes de Montréal. Les Petits Chanteurs de Laval se sont joints à elle pour

Différents, un texte écrit pour deux jeunes allés un jour la voir dans sa loge pour lui dire à quel point ils ne se sentaient pas bien dans leur peau. «En 2013, il n’y a rien de plus beau qu’être différent», a martelé Marie-Mai. La coach de La voix avait aussi invité ses protégés Valérie Amyot, Charlotte Cardin-Goyer, Fred Lebel, Félix-Antoine Couturier, Jeffrey Piton et Jacynthe Véronneau à venir entonner avec elle Home, de Phillip Philllips, un segment très réussi. La belle s’est également gâtée avec un pot-pourri de «plaisirs coupables», incluant des refrains célèbres des New Kids On The Block, des Backstreet Boys, des Spice Girls et de Beyoncé.

Vers la fin du spectacle, l’ex star-académicienne s’est mérité une ovation monstre après être descendue dans la foule pour toucher quelques mains, escortée d’une armée de gardiens de sécurité. Elle en a alors profité pour redire à quel point elle apprécie la chance qu’elle a de pratiquer le métier qui la fait vibrer et, surtout, de pouvoir compter sur un public aussi loyal.

«Je vais toujours me souvenir de la petite fille de 18 ans qui a fait Star Académie en 2003 et qui voulait juste chanter, a-t-elle déclaré, les yeux brillants, pendant que dans les gradins s’agitaient des pancartes marquées de messages d’amour à son endroit. Je ne prendrai jamais pour acquis la chance que j’ai de faire trois fois le Centre Bell!»

En guise d’hommage à ses fans et à son mari, son guitariste Fred St-Gelais, ses «deux grands amours», l’idole a ensuite livré une touchante relecture de Without You, de David Guetta et Usher, et de With Or Without You, de U2. Derrière et au-dessus d’elle défilaient des photos de son couple et de sa carrière au fil du temps. C’est ensuite dans une pluie de confettis propulsés par un canon que l’idole a conclu son tour de chant, avec Jet Lag, popularisée par Simple Plan… non sans lancer un senti «J’ai le meilleur public au monde!» avant de quitter les planches. Il y a fort à parier que celui-ci en aurait pris encore…

Marie-Mai poursuivra sa tournée Miroir jusqu’en avril 2014. Elle sera notamment à Sherbrooke jeudi et vendredi, et à Québec le 18 mai. Pour toutes les dates visitez son site web.