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08/05/2013 05:04 EDT | Actualisé 08/07/2013 05:12 EDT

Jérusalem: Washington réclame le respect du «statu quo»

AP

Les Etats-Unis ont exhorté mercredi Israéliens et Palestiniens à respecter le "statu quo" sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, théâtre de heurts la veille qui ont entraîné l'interpellation et la détention par la police israélienne du mufti de la Ville sainte.

"Nous sommes inquiets des dernières tensions autour du mont du Temple, Haram al-Charif, y compris la détention aujourd'hui du Grand Mufti. Nous savons qu'il a été libéré, mais nous pressons toutes les parties de respecter le statu quo de ce lieu saint et de s'abstenir de commettre des actes de provocation", a plaidé le porte-parole adjoint du département d'Etat, Patrick Ventrell.

L'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, que les musulmans appellent le "Noble sanctuaire" (Haram al-Charif) et les juifs le "Mont du Temple", en référence au second Temple juif détruit par l'Empire romain en l'an 70, est un lieu sacré pour l'islam comme pour le judaïsme et une source de tensions entre les deux communautés.

Mercredi, des dizaines de milliers d'Israéliens ont défilé et dansé à Jérusalem pour célébrer, dans une ferveur nationaliste, la "réunification" par les armes israéliennes en 1967 de la Ville sainte, dont le mufti, plus haute autorité religieuse palestinienne, a été détenu.

Ce mufti, Mohammad Hussein, a été relâché après six heures d'interrogatoire par la police israélienne à propos de heurts mardi sur l'esplanade des Mosquées, le troisième lieu saint de l'islam.

Dans le même temps en Jordanie voisine, les députés ont réclamé à leur gouvernement l'expulsion de l'ambassadeur israélien Daniel Nevo, après l'interpellation du mufti, a rapporté l'agence officielle Petra. En vertu d'un accord avec les autorités palestiniennes, la Jordanie est gardienne des lieux saints musulmans de Jérusalem.

Israël considère Jérusalem comme sa capitale "unifiée et indivisible". Mais la communauté internationale ne reconnaît pas l'annexion de la partie orientale de la ville, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Le secrétaire d'Etat John Kerry, qui dirige le département d'Etat depuis trois mois, a fait de la relance du processus de paix israélo-palestinien la priorité de son mandat et est, pour ce faire, également en contact étroit avec la Jordanie.