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07/05/2013 10:43 EDT | Actualisé 07/07/2013 05:12 EDT

Légionellose : la Régie du bâtiment témoigne

L'enquête publique de la coroner Catherine Rudel-Tessier sur l'éclosion de légionellose survenue à Québec, à l'été 2012, a repris ses travaux, mardi, avec le témoignage de la Régie du bâtiment.

L'organisme, dont le témoignage était attendu, doit faire la lumière sur ses responsabilités et son intervention pendant la crise.

Devant la coroner, la Régie du bâtiment a d'abord rappelé qu'il n'existait pas de répertoire et de réglementation pour l'entretien des tours de refroidissement, à l'été 2012.

La Régie du bâtiment se défend de ne pas avoir mis de règlement en place lorsqu'une recommandation à cet effet avait été faite en 1996. Elle explique que la politique gouvernementale à l'époque visait l'allégement de la réglementation. La Régie du bâtiment mentionne qu'elle n'avait pas les pouvoirs et que la loi ne lui permettait pas d'inclure les tours de refroidissement dans un règlement.

Un guide de sensibilisation à l'endroit des propriétaires des tours avait plutôt été publié.

Rappelons que suite à un épisode de légionellose qui avait fait un mort en 1996, la Santé publique avait recommandé de confier à un organisme public la conception d'un règlement pour l'entretien des tours de refroidissement.

Le règlement créé depuis entrera en vigueur le 12 mai prochain.

L'enquête publique sur l'éclosion de légionellose à Québec s'est amorcée la semaine dernière. Des experts de la Santé publique ont notamment été entendus jusqu'à présent. Au cours des six jours prévus pour l'enquête publique, la coroner Catherine Rudel-Tessier doit entendre une douzaine de témoins et d'experts.

Lors de la crise survenue l'été dernier, treize victimes sont mortes de la même souche de la bactérie Legionella pneumophila qui a été retrouvée dans la tour de refroidissement du Complexe Place Jacques-Cartier dans le quartier Saint-Roch. Une 14e victime a succombé le 22 août à une autre souche de la bactérie.

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