NOUVELLES
07/05/2013 03:03 EDT | Actualisé 07/07/2013 05:12 EDT

Le pétrole recule à New York et anticipe une hausse des stocks américains

Les cours du pétrole ont cédé du terrain à New York mardi, pénalisés par des prises de bénéfices après de fortes hausses et par l'anticipation d'une nouvelle hausse des réserves de brut aux Etats-Unis, déjà à un niveau record.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin a cédé 54 cents à 95,62 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Ce fut une nouvelle journée relativement calme", a noté John Kilduff, de Again Capital.

"Un ensemble de mouvements de prises de profits et l'anticipation d'une nouvelle hausse des réserves hebdomadaires de brut aux Etats-Unis" diffusées mercredi ont toutefois donné au marché une légère tendance baissière, selon lui, en l'absence de nouvelles économiques de taille.

Le rapport hebdomadaire du Département de l'Energie américain (DoE), qui est considéré comme un baromètre de la consommation énergétique des États-Unis, devrait faire état d'une hausse des stocks de brut de 1,4 million de barils sur la semaine achevée le 3 mai, selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires.

Ces réserves s'étaient hissées la semaine précédente à leur plus haut niveau depuis au moins 1982 (année où la publication de données hebdomadaires a commencé).

Si le prix du baril de brut coté à New York se maintient à un haut niveau, à moins de 5 dollars du seuil symbolique des 100 dollars, le cours de l'or noir "a encore besoin d'un peu plus de nouvelles positives pour reprendre son envol", a estimé M. Kilduff.

Le marché avait été dopé ces dernières séances par des signaux économiques encourageants aux États-Unis, premier pays consommateur de brut, dont l'annonce vendredi d'une baisse inattendue du chômage américain en avril.

D'autre part, les prix du pétrole ont grimpé de plus de 5 dollars à New York au cours des trois dernières séances, et de 6,50 dollars à Londres, soutenus par l'escalade des tensions entre Israël et la Syrie.

Israël a lancé deux raids sur la Syrie en fin de semaine dernière, disant chercher à empêcher un transfert d'armes au Hezbollah libanais.

"Les courtiers craignent que les troubles ne se propagent dans d'autres pays de la région, grands producteurs de pétrole, dont l'Arabie saoudite", a expliqué Bob Yawger, de Mizuho Securities.

ppa/jum/rap

PLUS:afp