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07/05/2013 05:27 EDT | Actualisé 07/07/2013 05:12 EDT

Le chef de Bibliothèque et Archives Canada se paie des cours d'espagnol

PC

OTTAWA - Le directeur de Bibliothèque et Archives Canada se retrouve dans l'eau chaude après avoir facturé près de 4500 $ aux contribuables pour des leçons personnelles d'espagnol.

Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a indiqué mardi qu'il voulait discuter «très prochainement» avec Daniel Caron concernant ces dépenses inappropriées.

Et si l'on en juge par les réponses du ministre aux Communes, cette conversation risque d'être déplaisante.

Selon M. Moore, les dépenses de M. Caron pour des leçons d'espagnol ne font pas partie du mandat de l'agence fédérale, qui consiste à préserver le patrimoine documentaire national.

Le dossier a pris de l'ampleur après que l'Agence QMI eut rapporté que M. Caron avait dépensé 4482 $ en 2011 et 2012 pour apprendre l'espagnol.

Il s'est également inscrit l'année suivante à des leçons supplémentaires, au coût de 10 000 $, mais n'a apparemment pas dépensé davantage pour parfaire son espagnol.

«Les dépenses de Bibliothèque et Archives Canada doivent servir à aider les Canadiens et non pas à servir des intérêts personnels, et j'aurai cette conversation avec le directeur de l'agence», a déclaré M. Moore aux Communes, mardi.

Le député libéral Scott Simms a dit espérer que cette conversation soit «désagréable».

Le néo-démocrate Andrew Cash a pour sa part pressé le ministre de «dire adieu à ce genre de gaspillage dans ses services».

Un porte-parole de l'agence fédérale a toutefois fait valoir que les cours de langue «correspondaient entièrement à l'ensemble des politiques touchant les contrats et aux normes».

Richard Provencher a souligné que M. Caron avait pris ces cours «pour obtenir des capacités linguistiques suffisantes en espagnol pour assister à plusieurs conférences internationales, incluant le Forum des archivistes nationaux, qui a eu lieu en Espagne, et dont M. Caron est le président».

Le contrat de deux ans subséquent pour des cours supplémentaires a été octroyé pour la même raison, mais M. Provencher a ajouté qu'il avait été décidé, par la suite, que M. Caron avait une maîtrise suffisante en espagnol et qu'aucune somme supplémentaire n'avait donc été dépensée.