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07/05/2013 05:34 EDT | Actualisé 07/07/2013 05:12 EDT

Bachar al-Assad dit qu'il peut faire face à Israël après les frappes aériennes

BEYROUTH - Lors de sa première réaction aux frappes aériennes israéliennes, le président Bachar al-Assad a soutenu, mardi, que la Syrie est capable de faire face à Israël. Il s'est toutefois abstenu de menacer Israël de représailles pour les attaques du week-end dernier près de la capitale Damas.

Le président Assad a pris la parole après une réunion avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, qui a effectué une visite inattendue à Damas. L'Iran est l'un des alliés les plus proches de la Syrie.

L'Iran et la milice du Hezbollah libanais sont de plus en plus impliqués dans la guerre civile en Syrie. Ils appuient le régime en fournissant des combattants, des conseillers militaires et des armes.

La Syrie et le Hezbollah ont joué un rôle important pour permettre à l'Iran d'accroître son influence dans le monde arabe. L'effondrement du régime de Bachar al-Assad serait un coup dur pour Téhéran. Le ministre iranien s'est dit convaincu que la Syrie allait sortir gagnante du conflit.

Les frappes aériennes d'Israël, vendredi et dimanche derniers, ont mis la Syrie et l'Iran dans une position difficile parce que s'ils ripostent, cela risque d'entraîner Israël dans la guerre.

D'un autre côté, l'inaction risque d'affaiblir les prétentions du président Assad, qui se dit le chef de fil du camp anti-israélien dans le monde arabe.

Même si Israël n'a pas officiellement reconnu les frappes aériennes, des sources gouvernementales ont informé qu'elles visaient des livraisons d'armes de pointes iraniennes possiblement destinées au Hezbollah. Ces sources prétendent que l'objectif était de priver le Hezbollah d'armes et non pas d'augmenter les tensions avec la Syrie.

Israël s'est maintenu à l'écart depuis le début de la rébellion contre le président Assad, qui a commencé en mars 2001, est ensuite devenue une insurrection armée puis s'est transformée en guerre civile.

Le président syrien a déclaré, mardi, qu'Israël soutenait les terroristes, une référence directe aux rebelles anti-régime.

Des casques bleus détenus

Parallèlement, des rebelles détenaient mardi quatre soldats de la paix des Nations unies près de la frontière avec le plateau du Golan contrôlé par Israël, avivant les tensions seulement deux jours après les récents raids israéliens.

Cet enlèvement est le second incident du genre dans le secteur en deux mois. Il met en lumière la vulnérabilité de la mission des casques bleus dans le contexte de la guerre civile en Syrie et envoie un signal inquiétant aux voisins de la Syrie.

Les rebelles des brigades Yarmouk Martyrs détiennent les casques bleus, a indiqué un porte-parole en entrevue téléphonique. Ce groupe avait été responsable de l'enlèvement en mars de 21 casques bleus des Philippines, relâchés sains et saufs après quatre jours de négociations. Le porte-parole a parlé sous le couvert de l'anonymat car il se trouvait à l'extérieur de la Syrie à titre de médiateur sur des questions de paix concernant le groupe.

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