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06/05/2013 02:20 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

Soudans: le Conseil de sécurité de l'ONU condamne une attaque à Abyei

Le Conseil de sécurité a condamné lundi "dans les termes les plus fermes" l'attaque qui a causé samedi la mort d'un chef tribal et d'un Casque bleu à Abyei, région revendiquée à la fois par le Soudan et le Soudan du Sud.

Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil ont indiqué "apprécier les mesures prises rapidement" par les deux présidents, le sud-soudanais Salva Kiir et le soudanais Omar el-Béchir, pour apaiser la tension.

Ils ont aussi "salué l'annonce par le gouvernement soudanais d'une enquête urgente, complète, transparente et équitable" sur cette attaque et la volonté affichée par Khartoum de poursuivre en justice les responsables.

Ils ont demandé à "toutes les parties à Abyei de faire preuve d'un maximum de retenue et de coopérer totalement" avec la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abyei (Fisnua).

Il est "essentiel d'appliquer d'urgence et complètement les accords conclus" entre les deux Soudans et de travailler à résoudre les questions en suspens, dont le statut final d'Abyei, ajoute la déclaration.

Samedi, Kual Deng Majok, le chef des Dinka Ngok --branche des Dinka, tribu à laquelle appartient le président Kiir-- a été tué lors d'une attaque menée par des Misseriya, une tribu pastoraliste arabophone présumée affiliée à Khartoum. Un Casque bleu éthiopien a été tué et deux autres ont été blessés.

Le statut de la région d'Abyei est un point de friction majeur entre les deux Soudans. Ceux-ci peinent déjà depuis plusieurs mois à résoudre d'autres différends frontaliers et pétroliers non résolus par "l'Accord de paix global" qui a mis fin en 2005 à plus de 30 ans de guerre civile et débouché en juillet 2011 sur l'indépendance du Soudan du Sud.

Juba et Khartoum ont tous deux condamné l'attaque de samedi, la plus grave depuis le retrait en mai 2012 des forces soudanaises d'Abyei. Les deux présidents ont eu un entretien lundi afin d'apaiser les tensions, selon le ministre sud-soudanais de l'Information.

avz/are

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