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06/05/2013 03:57 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

Les skieurs canadiens cherchent le petit détail qui fera la différence à Sotchi

SUNSHINE VILLAGE, Alta. - C'est un «truc top secret», selon Erik Guay.

L'équipe canadienne de ski alpin est à la recherche des centièmes de seconde cruciales qui pourraient faire la différence entre un podium olympique l'année prochaine ou de revenir de Sotchi les mains vides.

Les skieurs canadiens se sont retrouvés ce mois-ci à Sunshine Village dans le parc national de Banff pour un camp d'entraînement printanier. Ils y testent de nouveaux équipements dans l'espoir de gagner un avantage alors qu'ils se préparent pour les Jeux olympiques de 2014.

«À quelques reprises, je suis passé très proche, a confié Guay dans une récente entrevue. J'étais quatrième à Turin, cinquième à deux reprises à Vancouver. Je frappe donc à la porte, mais sans être capable de grimper sur le podium.»

L'athlète de Mont-Tremblant a expliqué qu'il a testé de nouveaux équipements et, avec un peu de chance, ça pourrait lui donner le petit avantage qu'il recherche.

«Nous essayons de retourner en piste le plus tôt possible pour tester de nouveaux équipements et tester de nouveaux produits, a-t-il dit. De cette façon, nous pouvons faire nos observations à la compagnie et ils peuvent concevoir de nouveaux produits pour l'été.»

Mais il ne veut pas en dire plus.

«Je veux dire que le genre de trucs que nous utilisons, ça sortira sur le marché dans deux ans. C'est toujours top secret et ils n'aiment pas trop en parler.»

Le Britanno-Colombien Ben Thomsen s'est transformé de simple compétiteur à espoir de médaille après une excellente saison et une médaille d'argent lors de l'épreuve test à Sotchi.

Il cherche lui aussi une amélioration au niveau de l'équipement.

«L'année dernière, le matériel n'était pas vraiment adapté pour moi et c'est sur ça que nous travaillons présentement, a-t-il précisé, ajoutant qu'il essaie un nouveau modèle de skis. C'est une grosse partie de ce camp.»

Erin Mielzynski se concentre davantage sur la technique. L'athlète de Guelph, en Ontario, a remporté sa première épreuve de Coupe du monde en mars 2012 en slalom et elle a complété la dernière saison avec une médaille de bronze.

«Maintenant, il s'agit de combler un écart qui se compte en centièmes de seconde plutôt qu'en secondes entières, a-t-elle analysé. C'est très spécifique comme travail.»

Chaque petit détail a son importance, selon Guay.

«Nous pratiquons un sport où tout se joue en centièmes de seconde. Un jour, c'est votre journée de gloire et, le lendemain, vous vous retrouvez 10e. Je crois vraiment que n'importe qui parmi les 15 meilleurs skieurs en Coupe du monde peut offrir une assez bonne performance pour se retrouver sur le podium un jour donné.»

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