NOUVELLES
06/05/2013 01:47 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

La Tunisie à l'honneur à New York pour le festival nomade de la Fiaf

La Tunisie est à l'honneur en mai à New York, dans le cadre de la cinquième édition du Festival nomade de la Fiaf, qui célèbre cette année la créativité des artistes tunisiens deux ans après le Printemps arabe.

Ce festival biennal qui fête traditionnellement les cultures francophones, s'est ouvert ce week-end par un concert de Sonia M'Barek, une des grandes voix tunisiennes, et par une prestation vidéo des chorégraphes Selma et Sofiane Ouissi.

Lundi, un déjeuner devait réunir autour de Yamina Benguigui, ministre française de la Francophonie, des femmes tunisiennes, dont la cinéaste Dora Bouchoucha, pour discuter de leur rôle croissant dans les arts et des changements en cours en Tunisie.

De nombreux autres artistes sont attendus à New York dans le cadre de ce Festival, dont les chanteuses Ghalia Benali (le 15) et Emel Mathlouthi (le 22), le chorégraphe Jonah Bokaer se produisant avec son père Tsvi (les 9 et 10), le danseur tunisien Radhouane El Meddeb (14), ou encore les graffeurs eL Seed et Jaye.

Le Festival sera aussi l'occasion de découvrir de nombreux films tunisiens et plusieurs expositions consacrées aux rôles joués par les artistes tunisiens dans le Printemps arabe.

"Dans cette période critique de transition pour la Tunisie, la Fiaf (French institute-Alliance française) est fière de soutenir et célébrer la créativité artistique phénoménale qui a émergé dans la foulée du printemps arabe", a souligné sa présidente Marie-Monique Steckel.

La Tunisie avait été le premier pays à vivre son "Printemps arabe" en 2011: le 14 janvier 2011, son président Zine El Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 1987, avait fui pour l'Arabie saoudite, chassé par une révolte suivant l'immolation par le feu en décembre 2010 d'un jeune marchand de Sidi Bouzid désespéré par les humiliations policières.

Plusieurs pays lui ont ensuite emboîté le pas dont l'Egypte et la Libye.

bd/mdm

PLUS:afp