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06/05/2013 04:35 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

La manipulation d'un seul gène allonge de 25% la vie des mouches drosophiles

La manipulation d'un seul gène impliqué dans la maladie de Parkinson a permis d'allonger la vie de mouches drosophiles de 25%, donnant potentiellement un éclairage important sur les maladies et le vieillissement chez l'homme, selon une recherche publiée lundi aux Etats-Unis.

"Le vieillissement est un facteur de risque majeur pour le développement et la progression de nombreuses maladies neurodégénératives" comme Alzheimer, relève David Walker, professeur de biologie et de physiologie à l'Université de Californie à Los Angeles, principal auteur de cette recherche.

"Nous pensons que notre découverte donne un éclairage sur le mécanisme moléculaire qui lie ces deux processus".

Ce gène, appelé parkin, a au moins deux fonctions vitales: il détecte les protéines endommagées pour que les cellules les éliminent avant qu'elles ne deviennent toxiques, et jouerait aussi un rôle important pour disposer de la mitochondrie abîmée. La mitochondrie est le générateur d'énergie des cellules.

Ces chercheurs ont augmenté les niveaux du gène parkin chez des mouches drosophiles, le plus ancien modèle de recherche sur la biologie humaine.

Ils ont constaté que ces insectes, dont la longévité est de moins de deux mois, vivaient 25% plus longtemps que ceux du groupe témoin qui n'avaient pas reçu de gènes parkin supplémentaires.

"En augmentant seulement les niveaux du gène parkin, ces mouches vivent nettement plus longtemps, tout en restant en bonne santé, actives et fertiles," explique Anil Rana, autre chercheur de l'équipe dont les travaux paraissent dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).

Chez l'homme, des traitements permettant d'accroître l'activité du gène parkin pourraient retarder l'apparition et la progression de la maladie de Parkinson et d'autres pathologies liées à l'âge, pensent ces biologistes.

Bien que la vaste majorité des personnes développent Parkinson en vieillissant, certaines nées avec une mutation du gène parkin ont des symptômes de la maladie dès jeunes.

"Notre recherche pourrait révéler que le gène parkin est une cible thérapeutique importante pour les maladies neurodégénératives et peut-être aussi d'autres maladies du vieillissement", estime David Walker.

js/sam

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