NOUVELLES
06/05/2013 05:01 EDT | Actualisé 05/07/2013 05:12 EDT

Inauguration de « boîtes à bébés » abandonnés à Edmonton

Deux hôpitaux d'Edmonton sont devenus les premiers de l'Alberta à offrir des refuges pour bébés, appelés « berceau des anges » ou « boîtes à bébés », où les parents peuvent abandonner anonymement leur nouveau-né non désiré.

Les berceaux des anges ont été aménagés à l'Hôpital communautaire des Sœurs Grises et à l'Hôpital communautaire Misericordia, deux centres de soins catholiques gérés par Covenant Health.

Pour abandonner leur bébé anonymement, les mères en détresse doivent se rendre vers l'une des installations désignées, ouvrir la porte d'une boîte, déposer leur bébé dans un berceau et laisser une fiche descriptive ou une note sur l'état et les besoins spécifiques du poupon, s'il y a lieu.

Par exemple, la date de naissance de l'enfant, son ethnicité et ses antécédents familiaux peuvent être indiqués sur la note.

Une minute après le dépôt du bébé, un signal sonore retentit afin qu'une infirmière se rende au berceau pour prendre soin du poupon.

Les responsables des deux hôpitaux espèrent que ce nouveau programme permettra de préserver l'avenir de ces nouveau-nés en les protégeant.

Le fondateur du programme, Geoffrey Cundiff, affirme que les berceaux des anges servent de dernier recours aux mères qui ne peuvent pas ou ne veulent pas suivre un processus d'adoption.

La vice-présidente de l'Hôpital communautaire des Sœurs Grises, Karen Macmillan, dit que les deux hôpitaux songeaient à implanter ce programme depuis trois ans, à la suite de l'apparition du premier berceau des anges canadien à l'Hôpital St-Paul de Vancouver, en Colombie-Britannique. Depuis son ouverture, un seul bébé a été abandonné à cet établissement de santé.

Un programme critiqué

Les berceaux des anges sont aussi offerts aux États-Unis et en Europe. Malgré l'effervescence de ce programme, l'Organisation des Nations unies (ONU) s'y oppose. L'ONU soutient que les enfants devraient avoir le droit de connaître l'identité de leurs parents.

La Dre Irene Cotillon de l'Hôpital communautaire des Sœurs Grises affirme toutefois que la vie d'un enfant n'a pas de prix.

PLUS:rc