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06/05/2013 07:16 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

La Corée du Nord a retiré deux missiles de leur site de lancement, selon des sources américaines

AP

La Corée du Nord a retiré deux missiles de leur site de lancement sur la côte est du pays, ont affirmé lundi des responsables américains, alors que Pyongyang a mis ses menaces en sourdine après avoir promis des mois durant les flammes de l'enfer à la Corée du Sud.

Les missiles "Musudan" étaient prêts à être tirés à tout moment mais ils ont "été retirés" de leur site de lancement, a déclaré à l'AFP un responsable de la défense américaine sous couvert d'anonymat.

Ce geste de la Corée du Nord indique qu'il n'y a plus de danger imminent de lancement de missile, et Pyongyang serait obligé de refaire de nombreuses préparations pour être de nouveau prêt à tirer ses missiles, selon deux responsables américains.

Cette annonce intervient à la veille de la première visite de la nouvelle présidente sud-coréenne Park Geun-hye à la Maison Blanche, mardi.

Parmi les nombreuses menaces brandies ces dernières semaines par la Corée du Nord, Pyongyang avait déployé deux missiles "Musudan" sur sa côte Est, conduisant les Etats-Unis et ses alliés, Japon et Corée du Sud, à prendre des mesures en cas de tir.

Tokyo et Séoul avaient accru leur défense antimissiles tandis que l'armée américaine avait déployé deux destroyers équipés d'armes antimissiles et de puissants radars pour contrer un possible lancement.

Toutefois, la Corée du Nord n'est pas passée à l'action et la tension a baissé dans la péninsule ces derniers jours.

Selon le porte-parole du Pentagone George Little, la "pause dans les provocations" de Pyongyang est un développement positif.

Les missiles "Musudan" ont une portée théorique de plus de 5.500 km, selon des officiers militaires, ce qui permettrait vraisemblablement à la Corée du Nord de pouvoir atteindre le continent américain. Les analystes ne sont cependant pas tous d'accord, certains estimant que Pyongyang ne les a jamais testés en conditions réelles.

Selon le Pentagone, la Corée du Nord dispose en revanche de plusieurs centaines de missiles de moyenne portée, capables d'atteindre le Japon et la Corée du Sud.

Lundi, la présidente sud-coréenne Park Geun-hye était à New York où elle a rencontré son compatriote, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

La crise dans la péninsule coréenne a dominé les discussions de M. Ban, ancien ministre sud-coréen des Affaires étrangères, avec Mme Park.

M. Ban a "félicité la présidente pour sa réponse ferme mais mesurée aux récentes actions provocatrices" de la Corée du Nord, a indiqué le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.

Le secrétaire général a salué "la détermination (de la présidente) à résoudre les divergences entre les deux Corées par la confiance et le dialogue". Il a aussi réaffirmé sa volonté de "contribuer à apaiser la tension" dans la péninsule et exprimé une nouvelle fois son inquiétude devant "la situation alimentaire grave" en Corée du Nord, a ajouté M. Nesirky.

Mme Park a de son côté souligné qu'elle allait poursuivre sa politique de dialogue et d'échanges avec le Nord afin de réduire les tensions, selon l'agence sud-coréenne Yonhap.

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