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PLQ : Philippe Couillard veut tourner la page sur l'ère Charest

05/05/2013 03:19 EDT | Actualisé 04/07/2013 05:12 EDT

Le Parti libéral du Québec doit prendre un « tournant », écrit le nouveau chef Philippe Couillard dans un document distribué à l'exécutif du parti et dont Radio-Canada a obtenu copie.

Un texte de Hugo Lavallée

Dans le document, le chef cible notamment le financement et l'organisation du parti, qui lors des années Charest était une machine à récolter de l'argent.

« Les partis politiques ne doivent pas être que des machines organisationnelles et financières servant à faire élire des candidats et des gouvernements », écrit Philippe Couillard, qui avait promis une grande réforme du Parti libéral lors de la course à la direction.

Sous son nouveau chef, le parti comptera davantage sur ses militants pour les collectes de fonds. Philippe Couillard veut créer un comité pour réviser les pratiques de financement du parti, ce qui laisse entendre que les employés des cabinets d'avocats et des firmes d'ingénieurs, qui ont fait les beaux jours du PLQ, seront dorénavant moins sollicités.

Culture de travail

Philippe Couillard jette un regard sombre sur la culture de travail au sein du parti.

« Le Parti libéral du Québec appartient à ses membres. Le personnel politique [...] et le personnel du parti ne sont pas là pour diriger les membres et les instances du parti. Ils sont là pour les servir. »

Philippe Couillard veut également redonner au Parti libéral sa stature intellectuelle. Le nouveau chef songe à créer unjournal d'opinion et même à organiser un colloque auquel seraient invitésdes penseurs du libéralisme.

Le PLQ pourrait aussi s'inspirer de certaines réformes réalisées au Parti libéral du Canada. Philippe Couillard souhaite que le prochain chef soit élu au suffrage universel mais de manière pondérée pour que chaque circonscription électorale ait le même poids. Il songe aussi à créer le statut de « sympathisant du parti » pour ceux qui souhaitent s'impliquer sans pour autant devenir membres.

Philippe Couillard a prévu un échéancier serré dans l'espoir que ses réformes auront été mises en place d'ici un an. Mais le nouveau chef libéral veut être prudent et ne pas brusquer l'organisation. La tenue possible d'élections pourrait aussi retarder ses projets.

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