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Des élus américains appellent à entraîner les rebelles syriens

05/05/2013 02:17 EDT | Actualisé 05/07/2013 05:12 EDT

Des élus américains ont appelé dimanche le président Barack Obama à fournir des renseignements et entraîner les rebelles syriens grâce à la coopération d'alliés arabes pour hâter la chute de Bachar al-Assad.

Selon le républicain Mike Rogers, président de la commission du Renseignement à la Chambre des représentants, l'adoption de telles mesures permettrait en outre de stabiliser le pays après la chute de l'actuel président syrien, sans nécessiter le déploiement de forces américaines sur le terrain.

En coordination avec la Ligue arabe, "une initiative américaine menée grâce à nos renseignements et à des formations aiderait grandement à faire chuter le régime plus vite, et permettrait d'essayer d'avoir au minimum une force stabilisatrice sur place après cela", a-t-il déclaré sur CBS.

Le débat sur le rôle des Etats-Unis dans le conflit syrien a rebondi après la révélation, selon plusieurs services de renseignement occidentaux, de l'utilisation d'armes chimiques par les forces du président Assad --mis en garde contre une telle éventualité par Barack Obama à plusieurs reprises.

Israël a lancé dimanche un raid près de Damas, le deuxième mené en 48 heures en Syrie par l'Etat hébreu, qui dit chercher à empêcher un transfert d'armes au Hezbollah libanais, selon un responsable israélien parlant sous couvert de l'anonymat.

La situation en Syrie se dégrade "de jour en jour", a plaidé M. Rogers, évoquant l'arrivée de milliers de combattants dans le pays se rangeant aux côtés des rebelles ou des forces pro-Assad.

Le démocrate Dutch Ruppersberger, également membre de la commission du renseignement de la Chambre, a quant à lui estimé que la principale question restait de savoir comment évoluerait la Syrie après la chute d'Assad. "Nous ne pouvons pas être les shérifs du monde entier", a-t-il jugé.

"Quand nous agirons, il faudra le faire avec une coalition, une coalition de pays arabes et de pays de la région", a-t-il poursuivi. "Nous avons des moyens que les autres pays n'ont pas, et nous devons nous assurer que nous les utiliserons. Certaines de ses ressources peuvent prendre la forme de renseignements ou de formations au combat", a-t-il ajouté.

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