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Premier test réussi

04/05/2013 11:33 EDT | Actualisé 04/07/2013 05:12 EDT

Avant d'amorcer la série contre les Sénateurs, Michel Therrien disait qu'il ne demanderait pas à ses recrues de transporter le Canadien. Or, c'est un peu ce que ses joueurs de première année ont fait jusqu'ici.

L'entraîneur-chef du Canadien a été élogieux à l'endroit de ses recrues après la victoire de 3-1 acquise vendredi contre les Sénateurs, dans le deuxième match de la série.

« Les jeunes ont progressé toute la saison et en fin de saison, a rappelé Therrien. Et de la façon dont ils performent, ça va tellement les aider pour les années à venir. Tu apprends beaucoup de ces matchs. Ce ne sont pas seulement des passagers, ce sont des acteurs principaux. »

Par acteurs principaux, Therrien parle de la contribution très concrète d'Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher à l'attaque. Ils ont tous deux obtenu un point dans chacun des deux premiers matchs, et le but de Gallagher vendredi s'est avéré victorieux.

Et il y a la façon. Gallagher compte déjà 12 tirs au but en 2 sorties. Vendredi, en seulement 12 minutes sur la patinoire, il en a dirigé 10 vers Craig Anderson (quatre au but, deux bloqués par des patineurs et quatre hors cible). Et on l'aperçoit constamment dans l'espace de travail du gardien adverse. Bref, le jeune homme ne semble aucunement obnubilé par cette étrange créature qu'est le tournoi éliminatoire de la LNH.

« Je dis toujours à Alex : si tu me cherches, essaie de repérer la peinture bleue et je serai dans ce coin-là!, de lancer Gallagher, avec son éternel sourire. Il s'agit de créer des chances, d'aller dans ces endroits et je m'y plais. »

Et Gallagher ne semble pas s'arrêter au fait qu'avec son style téméraire, il risque de recevoir sa part de baffes des arrières adverses qui n'en peuvent plus de constamment devoir l'escorter loin de l'enclave. Tout ça, bien sûr, dans un contexte de quatre à sept matchs de suite contre les mêmes joueurs...

« Les gars ont de la fierté. On est tous des compétiteurs. Je suis sûr qu'ils veulent me sortir de là et je veux rester là. C'est mon style et je ne changerai pas »

Galchenyuk, le redresseur de torts

Galchenyuk, lui, ne s'est pas seulement démarqué avec ses deux passes en deux matchs.

D'une part, il s'est permis quelques feintes inspirées en zone adverse, et a même fait la leçon au vieux loup Sergei Gonchar vendredi.

D'autre part, il a fait preuve de l'esprit de corps attendu des joueurs de la LNH jeudi. Quand Eric Gryba a foudroyé Lars Eller avec une violente mise en échec, Eller a été le premier à se ruer sur le défenseur des Sénateurs.

« Pour être honnête, je n'avais pas vu à quel point la mise en échec était violente, raconte l'Américain de 19 ans. Je patinais vers la rondelle, il y avait quelqu'un devant moi. Je n'ai pas vu le coup, mais j'ai vu Lars tomber. Je sais que si quelqu'un d'autre se fait blesser, il va nous défendre. Donc je devais le défendre. C'est un de mes bons amis et compagnons de trio. C'est vraiment malheureux. »

Tinordi, discrètement

Moins flamboyant que les deux autres, Jarred Tinordi tient jusqu'ici admirablement bien son bout.

Le géant a passé en tout près de 28 minutes sur la patinoire en 2 matchs, et a été sur la patinoire pour un seul des cinq buts des Sénateurs jusqu'ici. Et c'était sur une pénalité à retardement, pendant que Brandon Prust avait perdu son bâton. Bref, l'équivalent d'un 6 contre 4.

Sa présence physique est également précieuse, au sein d'une brigade défensive pas aussi robuste que celle des Sénateurs. La recrue de 21 ans a distribué 5 mises en échec et a tenu tête à l'intimidant Chris Neil tout au long de la soirée. Tinordi s'est même permis un petit coup de bâton un peu élevé après la sirène annonçant la fin de la deuxième période.

Les trois recrues du Canadien ont amorcé leur carrière en séries du bon pied. Reste maintenant à voir comment Galchenyuk, Gallagher et Tinordi réagiront à compter de dimanche, dans le contexte plus hostile d'un match à l'étranger.

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