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Mali: cinq personnes sont tuées lors d'un affrontement au nord de Gao

04/05/2013 05:37 EDT | Actualisé 04/07/2013 05:12 EDT

BAMAKO, Mali - Un kamikaze à bord d'un scooter a attaqué, samedi, une patrouille de l'armée malienne dans la ville de Gao, dans le nord du Mali, alors que d'autres insurgés en voiture ouvraient le feu sur des militaires, faisant trois victimes du côté des militants présumés en plus de causer la mort de deux soldats, a annoncé un responsable.

L'attaque, lors de laquelle quatre autres soldats ont été blessés, met en relief les défis auxquels le Mali fait face à la suite d'une intervention militaire dirigée par la France, qui a permis de libérer les trois principales villes occupées par des groupes liés à Al-Qaïda dans le nord du pays.

Alors que la campagne initiale a été couronnée de succès et a permis de sécuriser les plus grands centres de population dans le nord, les extrémistes ont trouvé refuge dans des régions faiblement peuplées, à partir desquelles ils frappent en utilisant des engins explosifs artisanaux et en commettant des attentats-suicides.

Le lieutenant-colonel Souleyman Maiga, chef des relations publiques de l'armée malienne, a déclaré à l'Associated Press qu'une unité de soldats était en patrouille, vers 13h30, près du village d'Amakouladj, à 45 kilomètres au nord de Gao, lorsqu'ils ont aperçu un homme suspect sur un scooter et l'ont forcé à s'arrêter.

Alors qu'ils le fouillaient, une voiture a surgi, et ses passagers ont ouvert le feu sur les soldats.

«C'est alors que le djihadiste sur le scooter a fait exploser la bombe qu'il portait», a dit M. Maiga.

Deux soldats et trois militants sont morts, et quatre autres soldats maliens ont été blessés lors de l'attaque, a-t-il dit. Aucun soldat étranger n'a été impliqué.

La France a dépêché environ 4000 soldats au Mali en janvier après que les djihadistes, qui avaient déjà pris le contrôle d'un territoire aussi gros que la France, eurent commencé à se diriger vers le sud, menaçant le dernier bastion sous contrôle gouvernemental.

Il n'aura fallu que quelques semaines pour que les militants soient expulsés des trois principales villes du nord, et au début février, le président français François Hollande a effectué une arrivée triomphale à Tombouctou, qui servait, quelques jours avant, de quartier général d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Peu de temps après, les premiers attentats-suicides avaient lieu, tout d'abord à Gao, où il y en a eu au moins quatre, puis à Kidal et à Tombouctou. Jusqu'à maintenant, ces attaques n'ont pas provoqué d'importantes pertes de vies humaines, majoritairement en raison du fait qu'elles surviennent pour la plupart à des postes de contrôles, tuant les soldats qui y sont postés.

L'attaque de samedi semble avoir été plus sophistiquée, impliquant une attaque double en utilisant la voiture comme une distraction.

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