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Élections en Irak: la coalition du PM arrive en tête dans sept provinces

04/05/2013 12:25 EDT | Actualisé 04/07/2013 05:12 EDT

BAGDAD - La coalition dirigée par le premier ministre de l'Irak a remporté le plus grand nombre de sièges dans sept des 12 provinces ayant participé aux récentes élections provinciales et a terminé à égalité dans une huitième province, mais n'a pas réussi à obtenir de majorité.

Les résultats officiels annoncés samedi par le conseil électoral irakien ne diffèrent pas beaucoup des scores préliminaires publiés la semaine dernière.

La Coalition pour un État de droit du premier ministre Nouri al-Maliki est notamment arrivée en tête à Bagdad, la capitale, et à Basra, une région riche en pétrole située dans le sud du pays. Ce scrutin constitue un bon test pour mesurer le soutien dont bénéficient les divers blocs politiques irakiens en prévision des élections parlementaires qui auront lieu l'an prochain.

Des milliers de candidats provenant de 50 coalitions électorales ont tenté d'obtenir l'un des 378 sièges au sein des conseils provinciaux. Selon des responsables électoraux, 51 pour cent des 13,8 millions d'électeurs inscrits se sont prévalus de leur droit de vote — soit le même taux de participation que lors des dernières élections provinciales, en 2009.

À Bagdad, la coalition de M. al-Maliki a remporté 20 des 58 sièges. La formation ayant théoriquement terminé en deuxième place, celle du président sunnite du Parlement Osama al-Nujaifi, a obtenu sept sièges.

Le bloc électoral de l'imam anti-américain Moqtada al-Sadr, Al-Ahrar, a mis la main sur cinq sièges dans la capitale, mais en comptabilisant les gains de ses partisans, les pro-Sadr disposeront de 11 sièges.

Selon l'analyste politique Hadi Jalo, la première place de la Coalition pour un État de droit à Bagdad et dans le sud du pays, à prédominance chiite, n'est pas surprenante. Il affirme toutefois qu'une baisse des appuis du bloc dans certaines régions pourrait laisser présager de défis à venir.

«Les gens de M. al-Maliki pourraient ne pas obtenir de majorité confortable, et il c'est là une indication du fait qu'ils feront face à davantage de difficultés pour remporter un troisième mandat lors des élections générales, l'an prochain.»

Les élections du 20 avril sont les premières à se tenir en Irak depuis le retrait des forces américaines, à la fin de 2011.

Il y a eu peu de violences pendant le vote lui-même, bien que des retards dans deux provinces ébranlées par les manifestations antigouvernementales et des plaintes quant à des noms manquant sur des listes électorales eurent occulté le reste du processus.

De nombreuses attaques meurtrières ont cependant débuté peu de temps après le vote, au moment où le décompte des bulletins était commencé.

Après la mort de plus de 40 personnes lors d'une intervention des forces de sécurité contre un camp de manifestants, des ripostes et des affrontements entre des tireurs et les forces de sécurité ont fait plus de 200 victimes.

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