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Barack Obama complète sa tournée de trois jours en Amérique latine

04/05/2013 04:06 EDT | Actualisé 04/07/2013 05:12 EDT

SAN JOSÉ, Costa Rica - Le président américain Barack Obama a insisté sur «l'énorme importance» que revêtaient les relations entre les pays d'Amérique latine et les États-Unis, samedi, au terme d'une visite de trois jours dans la région.

M. Obama a soutenu que le renforcement de ces liens contribuerait à améliorer la compétitivité des deux parties au 21e siècle. Le président a dit être confiant que les régions parviennent à se doter des meilleurs systèmes d'éducation et de réglementations possible, prévenant du même souffle que les deux hémisphères traîneraient derrière les autres régions du monde s'ils n'y parvenaient pas.

Soulignant à grands traits l'importance des dossiers de l'économie et du commerce lors de sa journée et demie passée au Mexique et au Costa-Rica, M. Obama a rappelé que la vigueur de l'entrepreneuriat dans ces pays affectait directement la création d'emplois aux États-Unis, et vice-versa. Il a ajouté qu'il fallait trouver de nouvelles idées pour continuer à renforcer les liens entre les pays.

Outre ses ambitions économiques, M. Obama — qui effectuait un premier retour dans la région depuis sa réélection, l'automne dernier —, a voulu, avec ce séjour, saluer son électorat hispanophone des États-Unis. Les hispanophones l'ont largement appuyé lors de l'élection présidentielle de 2012, et ceux-ci conservent des liens forts avec leurs proches restés en Amérique latine.

Le président a également profité de son allocution hebdomadaire à la radio et sur internet, samedi, pour souligner que l'approfondissement des relations avec l'Amérique latine se traduirait par la création de nouveaux emplois aux États-Unis. Le pays lutte toujours contre un ralentissement économique majeur, le pire à avoir frappé les États-Unis depuis la récession des années 1930.

«L'une des meilleures façons de faire croître notre économie est de vendre plus de biens et services fabriqués aux États-Unis au reste du monde. Et cela inclut nos voisins du sud», a-t-il déclaré.

Le président américain a également abordé la question de l'énergie, un domaine où devrait s'accroître la collaboration entre les États-Unis et l'Amérique centrale, selon lui. Les frais en énergie y sont élevés, mais la région peut aussi compter sur une réserve considérable de sources d'énergie renouvelable.

M. Obama a notamment fait référence au dilemme de son administration, à savoir si le gaz naturel américain devrait être exporté vers des pays n'ayant pas conclu d'accords de libre-échange avec Washington. Il a aussi rappelé l'urgence d'une plus grande coopération dans le développement de la technologie, des infrastructures et du savoir-faire pour les énergies renouvelables.

«S'il s'avère que quiconque développe de bonnes solutions pour l'énergie renouvelable, cela va se répandre comme une traînée de poudre et tous en profiteront, au final», a affirmé M. Obama.

L'épineuse question de l'immigration a aussi été traitée au cours de ce séjour, alors que l'administration américaine s'efforce de réviser ses lois pour les 11 millions d'immigrants vivant illégalement aux États-Unis, dont la vaste majorité sont originaires de l'Amérique latine. Le président s'est engagé à ne pas approuver de projet de loi qui n'inclurait pas une démarche menant à la régularisation des papiers de ces immigrants, dont quelque 6 millions proviennent du Mexique seulement.

Et alors que le Parti républicain réclame de son côté plus de sécurité à la frontière, M. Obama a rappelé que la loi sur l'immigration serait le fruit d'un compromis, et que tous n'obtiendront pas ce qu'ils exigent, à commencer par lui-même, a-t-il dit.

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