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Un journaliste américain porté disparu aux mains du "renseignement syrien" (porte-parole famille)

03/05/2013 11:14 EDT | Actualisé 03/07/2013 05:12 EDT

Le journaliste américain James Foley, porté disparu depuis six mois en Syrie, serait détenu par des agents des services du renseignement syrien dans un centre de détention près de Damas, a déclaré vendredi un porte-parole de sa famille à Boston.

Ce reporter indépendant de 39 ans, qui a fourni des reportages pour le GlobalPost, l'Agence France-Presse et d'autres médias internationaux, a été enlevé dans le nord-ouest de la Syrie le 22 novembre 2012 et n'est plus réapparu depuis.

"Nous pensons que Jim a vraisemblablement été arrêté par un groupe de miliciens pro-régime, connu sous le nom de Shabiha, et qu'il a ensuite été livré aux forces gouvernementales syriennes", a affirmé lors d'une cérémonie le PDG et cofondateur du média en ligne GlobalPost, Phil Balboni, qui fait également office de porte-parole de la famille de M. Foley.

"Nous avons obtenu de multiples rapports indépendants provenant de sources confidentielles très crédibles ayant un accès direct et indirect, qui confirment notre évaluation que Jim est à présent détenu par le gouvernement syrien", a-t-il ajouté.

"Ces nouvelles informations sur James Foley nous confortent dans l'espoir de le voir recouvrer la liberté aussi vite que possible. Il est plus que temps que James soit rendu à sa famille et à ses proches", a déclaré le PDG de l'Agence France-Presse Emmanuel Hoog.

"En cette journée mondiale de la liberté de la presse, je lance un nouvel appel à tous ceux qui pourraient contribuer à un tel dénouement, et en particulier aux autorités syriennes", a ajouté M. Hoog dans un communiqué.

Selon M. Balboni, le centre de détention où James Foley serait retenu est situé près de la capitale Damas dans une zone toujours contrôlée par le régime.

James Foley, un journaliste expérimenté ayant travaillé dans de nombreuses zones de conflit, a été arrêté le 22 novembre par des hommes armés dans la province d'Idlib, dans le nord du pays, selon des témoins, et il n'a pas été revu depuis.

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