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Opération Puerto: Nadal critique la décision du tribunal de détruite les preuves

03/05/2013 12:36 EDT | Actualisé 03/07/2013 05:12 EDT

MADRID - Rafael Nadal soutient que la décision de détruire les preuves dans l'affaire de dopage Puerto est «une erreur».

Nadal a mentionné que «la décision n'était pas positive pour tout le monde. Les seuls qui en ont bénéficié sont ceux qui ont triché.»

Dans sa sentence mardi, le médecin au coeur de ce scandale de dopage, Eufemiano Fuentes, a été reconnu coupable et condamné à une peine avec sursis d'un an pour avoir mis en danger la santé des cyclistes.

La juge Julia Santamaria a ensuite cité la loi sur le respect de la vie privée pour ordonner la destruction de plus de 100 poches de sang saisies par la police il y a sept ans. Cela signifie que les autorités antidopage ne peuvent pas examiner ces preuves pour tenter d'identifier d'autres athlètes que Fuentes a pu aider à se doper.

Cette décision de la juge a été fortement critiquée par les organisations antidopages, qui envisagent de faire appel.

«L'image que cela transmet au monde n'est pas celle que nous espérions, a poursuivi Nadal. Je pense que c'est une erreur que les noms (des clients de Fuentes) ne soient pas connus, mais c'est ce qui s'est passé. Nous allons continuer à travailler afin que le sport reste propre et que cela ne se reproduise plus à l'avenir.»

Fuentes a confié lors du procès qu'il avait des clients qui ont recouru au dopage dans d'autres sports que le cyclisme, mais la juge ne lui a pas demandé de les nommer. Seule une poignée de cyclistes dopés ont été identifiés par Fuentes.

Le président du Comité olympique espagnol, Alejandro Blanco, a déclaré que l'opération Puerto avait été «une erreur et une horreur» pour le sport espagnol.

«Nous avons une procédure judiciaire qui a duré sept ans, ce qui est la durée d'une carrière d'un athlète professionnel, a déclaré Blanco. Cela n'est pas arrivé dans aucun autre pays dans le monde et nous devons changer cela.

«Nous ne pouvons pas avoir un processus judiciaire qui dure sept ans et ne pas savoir qui était derrière tout cela.»

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