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Le pétrole bondit à New York, vivifié par la baisse du chômage aux USA

03/05/2013 02:50 EDT | Actualisé 03/07/2013 05:12 EDT

Le prix du pétrole coté à New York a de nouveau terminé en nette hausse vendredi, vivifié par l'annonce d'une baisse inattendue du chômage aux Etats-Unis en avril qui rassurait le marché sur les perspectives de consommation de brut dans le pays.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin a grimpé de 1,62 dollar pour s'établir à 95,61 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), se hissant au-dessus de la barre des 95 dollars pour la première fois depuis un mois.

Le cours de l'or noir avait déjà bondi la veille de près de 3 dollars grâce à la décision de la Banque centrale européenne (BCE) d'abaisser son principal taux directeur et à la baisse des nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis.

Et vendredi, la publication du rapport mensuel officiel sur l'emploi en avril "a déclenché une brusque poussée des marchés des actions et éveillé plus généralement l'appétit pour les actifs jugés risqués" comme les matières premières, a remarqué Tim Evans, de Citi.

Selon le département du Travail, le taux de chômage officiel a reculé de 0,1 point le mois dernier pour s'établir à 7,5%, son plus bas niveau depuis décembre 2008.

Dans le même temps, le solde net des créations d'emploi s'est affiché à 165.000, dépassant les prévisions du marché. Les autorités ont de plus revu à la hausse le nombres d'emplois créés en février et en mars.

"Ces chiffres traduisent le fait que l'économie américaine n'est pas en aussi mauvaise passe qu'on le pensait en ce début de deuxième trimestre" alors que beaucoup redoutaient les conséquences des coupes budgétaires imposées au pays depuis début mars, a remarqué Bart Melek de TD Securities.

Cette bonne nouvelle rassérénait les investisseurs sur les perspectives de demande énergétique dans le pays et la publication plus tard en cours de séance d'indicateurs plus maussades sur l'économie américaine n'a pas freiné leur enthousiasme.

Les autorités américaines ont pourtant indiqué que les commandes reçues par les industries manufacturières aux Etats-Unis avaient nettement chuté en mars et surtout que l'activité avait continué de ralentir dans les services aux Etats-Unis en avril.

jum/sl/mdm

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