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La liberté d'informer, toujours à conquérir 

03/05/2013 05:11 EDT | Actualisé 02/07/2013 05:12 EDT

Le droit de recevoir et de répandre l'information fait partie de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Le 3 mai a été consacré par les Nations unies Journée mondiale de la liberté de presse, dans le but d'informer le public sur les violations du droit à la liberté d'expression.

Des organismes comme Reporters sans frontières et Freedom House évaluent chaque année les pays du monde pour leur respect de ce droit. Le Canada, qui fait généralement bonne figure, a perdu des points ces dernières années. Dans le peloton de queue se trouvent le Yémen et la Syrie.

Au cours de la dernière année, la journaliste Marie-Ève Bédard s'est rendue en reportage dans ces deux pays. Elle est allée au Yémen en juin 2012, après que le gouvernement eut repris le contrôle des provinces du Sud, qui avaient été prises d'assaut par Al-Qaïda pendant le printemps arabe.

Puis, elle a fait deux séjours en Syrie : le premier auprès des rebelles, en novembre et décembre dernier, le deuxième dans la région de Damas, sous l'œil des forces gouvernementales.

Dans l'entrevue ci-dessous, elle raconte les difficultés auxquelles font face les journalistes dans ces régions, qu'ils soient du pays ou étrangers.

Et au Canada ?

Le Canada est considéré comme un pays où la presse est libre. Il se situe au 20e rang (sur 179) dans le classement de Reporters sans frontières et au 29e (sur 196) dans celui de Freedom House. Depuis dix ans, il a perdu quelques points dans ces deux classements, notamment en raison des difficultés croissantes d'accès à l'information gouvernementale, de l'intimidation et du harcèlement de certains journalistes lors des manifestations du printemps étudiant et du G-20 à Toronto, ainsi que de certaines décisions judiciaires en matière de protection des sources. 

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